Le Syndrome Métabolique Équin

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Le Syndrome Métabolique Équin est une maladie de plus en plus représentée, qui affecte les chevaux, en particulier au cours du printemps. Dysfonction du système métabolique, les symptômes sont néanmoins souvent révélateurs et l’animal souffrant de cette pathologie doit faire l’objet de soins spécifiques.

Qu’est-ce que le métabolisme ?

Comme son nom l’indique, le Syndrome Métabolique Équin est une pathologie qui touche le métabolisme.

Le métabolisme correspond à l’ensemble des mécanismes cellulaires qui vont faire fonctionner correctement un organisme, en lui fournissant les moyens et l’énergie nécessaires pour :

  • assimiler son alimentation et utiliser les nutriments,
  • se déplacer,
  • se reproduire,
  • ou encore pour s’adapter à son environnement et réagir aux situations qui se présentent.

Il regroupe donc de multiples réactions chimiques, qui vont permettre à l’animal d’atteindre un équilibre malgré les variations et les évènements qu’il va rencontrer tout au long de sa vie.

Vous l’aurez compris, le moindre défaut dans le processus métabolique peut avoir un impact considérable sur la santé.

Alimentation et métabolisme

L’alimentation constitue l’un des piliers les plus importants du métabolisme chez l’animal, car il lui permet de récupérer les éléments essentiels à sa survie.

Parmi les nutriments, les sucres sont indispensables au bon fonctionnement d’un organisme et plus particulièrement du cerveau. Cependant, leur régulation (grâce au métabolisme) est primordiale, afin que leur utilisation soit optimale, mais aussi pour soutenir l’ensemble des organes et la survie de l’animal.

Le glucose est une source d’énergie : il peut être employé immédiatement ou bien stocké dans les muscles, le foie ou encore les tissus adipeux (graisse).

Ces processus sont gérés par une succession de réactions chimiques faisant partie du métabolisme et induisant par conséquent des variations de la glycémie : le taux de glucose dans le sang va en effet être important après avoir mangé, et réduire lorsque les sucres seront utilisés ou emmagasinés.

La régulation de la glycémie est conditionnée par la présence d’une hormone produite par le pancréas : l’insuline. Celle-ci va entraîner :

  • l’absorption du glucose dans les cellules, afin de leur donner de l’énergie immédiatement,
  • le stockage du glucose au sein de certains organes (le foie et les muscles).

Quelles sont les causes du Syndrome Métabolique Équin ?

Le Syndrome Métabolique Équin (ou SME) est lié à une dysfonction du rôle de l’insuline : l’alimentation du cheval joue donc un rôle prépondérant.

Une insulinorésistance

Lorsque l’animal s’alimente, son pancréas produit de l’insuline en réponse à l’arrivée et la détection de sucres dans le sang. Mais dans le cas du SME, celle-ci a un effet très réduit : on parle d’insulinorésistance.

Le glucose va alors rester présent en quantité importante dans le sang (on observera une hyperglycémie) et le pancréas va continuer de sécréter de l’insuline pour pallier à ce phénomène (entraînant aussi une hyperinsulinémie).

Les cellules ayant besoin d’un apport énergétique dans l’instant n’en auront pas suffisamment, le cycle de stockage dans le foie et les muscles va être limité et par conséquent les sucres vont être conduits vers les tissus graisseux : à la longue, le cheval va donc prendre du poids et être moins actif.

L’obésité a une conséquence directe sur l’insulinorésistance : en effet, la charge en graisse dans les tissus adipeux provoque une inflammation systémique qui tend à accentuer la résistance à l’insuline. Aussi, le SME entraîne une forme de cercle vicieux qu’il est essentiel de contrer, en prévenant et en réduisant l’obésité chez l’équidé atteint.

L’origine du Syndrome Métabolique Équin

On ne connaît pas très bien l’origine du SME chez l’équidé, mais il est évident que certains individus y sont prédisposés, comme le poney Shetland ou les races ibériques. Cette pathologie se développe surtout chez les chevaux âgés de 5 à 15 ans.

D’autres facteurs, comme une alimentation trop riche ou encore le manque d’activité physique semblent aussi jouer dans la survenue de cette maladie. D’ailleurs, les cas surgissent principalement lorsque l’herbe est la plus grasse (en particulier au printemps et quelques fois à l’automne).

Les symptômes et le diagnostic du Syndrome Métabolique Équin

Les symptômes du Syndrome Métabolique Équin sont très reconnaissables. Le cheval va en effet présenter un surpoids important et des dépôts de graisse quelques fois conséquents notamment au niveau de l’encolure. Il peut aussi souffrir d’épisodes de fourbures douloureuses.

Les juments montrent une baisse de la fertilité et globalement l’équidé sera moins énergique.

Afin de confirmer le diagnostic, le vétérinaire peut faire une prise de sang et analyser les taux de sucres et d’insuline. Il peut également réaliser un test d’assimilation du glucose.

Puis-je guérir mon cheval atteint du SME ?

Malheureusement, il n’existe pas de traitement pour le moment pour guérir un cheval souffrant de SME.

Cependant, il est possible d’adapter son environnement, son alimentation et son travail afin de l’aider à supporter au mieux les symptômes de cette pathologie et à en réduire les conséquences.

Vous pouvez privilégier une source de nourriture peu nutritive, comme du foin de graminées éventuellement récolté sur un stade avancé. Il est préférable de lui limiter l’accès à l’herbe durant les saisons les plus à risques (printemps et automne), car la végétation y est riche en sucre. Aussi, évitez de lui donner tout type de céréales et de produits contenant de l’amidon.

Il est également essentiel de rétablir un exercice régulier pour favoriser la perte de poids, de réduire la réaction inflammatoire liée à l’accumulation de graisses, afin d’améliorer sa sensibilité à l’insuline. Cependant, en raison de la potentialité des crises de fourbure, la reprise d’une activité physique peut être complexe à mettre en pratique : il est primordial d’adapter la demande aux possibilités de son animal.

Certains traitements médicaux peuvent éventuellement aider votre cheval. C’est le cas des produits anti-hyperglycémiants (comme la metformine) qui vont permettre de réduire le taux de sucre dans le sang.

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Rafraichir son cheval en été

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L’été est toujours un moment très attendu par les cavaliers : c’est l’heure des vacances, des balades en forêt et des journées plus longues ! Mais le cheval est particulièrement vulnérable lorsque les températures se mettent à grimper. Fatigue, déshydratation et coup de chaleur constituent des risques importants pour les équidés durant cette période. Il est donc essentiel de savoir anticiper ces problématiques, et de reconnaître les signes avant-coureurs liées à la chaleur  afin de préserver la santé et le bien-être de son compagnon.

Découvrez dans cet article les techniques les plus efficaces pour rafraîchir votre cheval en été, les difficultés causées par la chaleur durant cette saison et les bons gestes à adopter au quotidien pour l’aider à mieux réguler sa température.

Pourquoi faut-il rafraîchir son cheval en été ?

La chaleur : un défi pour le cheval

Le cheval est un animal naturellement endurant, fait pour résister aux changements climatiques de nos régions. Cependant, il n’en demeure pas moins très sensible aux variations du climat.

Afin de lutter contre la chaleur, les équidés régulent leur température par deux moyens : la transpiration (où ils perdent quelques fois des quantités considérables d’eau et d’électrolytes), et la vasodilatation (dilatation des vaisseaux sanguins périphériques situés sous la peau).

La thermorégulation repose donc en grande partie sur ces deux mécanismes, mais lorsqu’il fait trop chaud, ceux-ci peuvent devenir inefficaces, surtout si le cheval est actif. Cela entraîne une montée de sa température corporelle, qui peut avoir des répercussions importantes sur son état de santé.

Ainsi une hyperthermie peut très vite devenir dangereuse pour l’animal, et sans intervention le cheval peut rapidement souffrir de tachycardie, d’un épuisement intense, pouvant aller jusqu’à la perte de conscience voire le décès : c’est le coup de chaleur.

Comment rafraîchir efficacement son cheval en été : techniques, astuces et aménagements

En période de fortes chaleurs, les équidés ont besoin de leur propriétaire pour se protéger correctement contre la hausse des températures. Heureusement, il existe de nombreuses techniques faciles à mettre en place et efficaces pour aider son cheval à se rafraîchir, que ce soit après un effort ou au quotidien.

Surveiller l’eau et l’accès à l’ombre

Un cheval adulte peut boire plusieurs dizaines de litres d’eau par jour, et d’autant plus en été, afin de pallier à la chaleur et à la sudation. Aussi, assurez-vous qu’il ait en permanence une eau fraîche et propre à volonté. L’eau ne doit pas être trop froide pour ne pas provoquer de troubles digestifs. Il doit aussi avoir à disposition une pierre à sel si possible enrichie en minéraux.

Votre compagnon doit également avoir de quoi s’abriter du soleil et se tenir à l’ombre : arbres et abris sont donc indispensables au cours de cette période, et le cheval doit pouvoir s’y abriter facilement entièrement.

Doucher son cheval régulièrement

La douche est l’une des méthodes les plus rapides et les plus efficaces pour faire baisser la température du cheval. Il est important d’utiliser de l’eau fraîche, mais non glacée et de débuter la douche par les membres, en remontant progressivement vers le poitrail, l’encolure et le corps. Une fois l’animal mouillé, raclez-le avec un couteau de chaleur.

N’hésitez pas à répéter l’opération plusieurs fois, et notamment après un exercice ou un effort.

Doucher… sans douche

Si vous n’avez pas accès à l’eau courante à l’endroit où réside votre cheval, il est toutefois possible de le rafraîchir et de lui donner une « douche » également. Munissez-vous de seaux d’eau fraîche et d’un arrosoir pour le mouiller. Certaines zones sont importantes à refroidir : l’encolure, le poitrail, l’intérieur des cuisses, les membres et la tête (en prenant soin d’éviter les oreilles et les yeux) comptent parmi les endroits à privilégier.

Aménager le lieu de vie

Si vous avez la possibilité de modifier sur le long terme l’environnement de votre cheval, ou que vous êtes en train de réfléchir à cet aménagement, n’oubliez pas que certains petits ajustements permettent très facilement de limiter la chaleur ambiante :

  • Orientez les abris de manière à capter un peu le vent et de façon à le protéger du soleil aux heures où les températures sont les plus fortes,
  • Prévoyez la possibilité d’aérer les zones de stabulation ou les boxes,
  • Évitez les sols trop chauds et privilégiez l’herbe, la terre battue ou le sable clair par exemple,
  • Au paddock, créez des zones ombragées mobiles à l’aide de bâches ou de toiles tendues si vous ne disposez pas d’assez de végétation ou d’abris.

Aérer l’espace

Si possible, installez votre cheval dans un lieu aéré et ombragé et privilégiez un accès à l’extérieur pour votre animal, à condition qu’il dispose d’un endroit frais où se reposer.

Si toutefois il doit demeurer en box, un brumisateur peut aider à humidifier certaines zones. Couplé à un ventilateur placé en hauteur et sécurisé, ce dispositif permet facilement d’améliorer la circulation de l’air, notamment si l’espace est peu ventilé.

Bien évidemment il est important de ne pas diriger le ventilateur directement sur votre cheval et d’autant plus s’il vient d’être douché.

Adapter les horaires de sortie ou de travail

Prévoyez un planning de travail pour votre équidé adapté en fonction de ses conditions physiques et des températures extérieures. Limitez les sorties entre 11h et 17h, les heures les plus chaudes de la journée, et en cas de canicule, réduisez l’intensité ou le nombre de sorties de votre cheval, et privilégiez des exercices plus doux comme le travail en liberté.

Donner des minéraux

En transpirant, le cheval ne perd pas que de l’eau : il perd également ses réserves en minéraux (sodium, potassium, chlorure, calcium, magnésium). Ces éléments, aussi appelés électrolytes, sont absolument nécessaires au bon fonctionnement de son organisme, de ses muscles et au maintien de son équilibre hydrique.

Durant les périodes de fortes chaleurs, et d’autant plus si le cheval a une activité physique, il est recommandé de complémenter son alimentation avec des solutions enrichies en minéraux, dites électrolytiques, ou de lui mettre à disposition un bloc à lécher contenant à la fois des minéraux, des vitamines et des oligo-éléments.

Vous pouvez d’ailleurs faire le test chez vous en proposant à votre animal une eau claire, et une eau supplémentée en électrolytes afin de le laisser choisir ce dont il a besoin.

Le rafraîchir de façon ponctuelle

En été, il faut quelques fois laisser de la place à son imagination pour rafraîchir son cheval ! Profitez du pansage pour le brosser avec une éponge humide, couvrez-le de serviettes préalablement trempées dans l’eau, vaporisez-le avec un spray, prévoyez de lui offrir une piscine gonflable ou emmenez-le se baigner dans un cours d’eau !

Les principaux risques liés à la chaleur chez les chevaux

Lorsque les températures estivales s’affolent, le cheval peut très rapidement se retrouver en difficulté, notamment s’il est travaillé, monté ou transporté durant les heures les plus chaudes. Il est par conséquent important de comprendre quels sont les principaux risques liés à la chaleur afin de pouvoir prévenir les complications et agir au plus vite en cas de besoin.

La déshydratation

Afin de réguler sa température corporelle, le cheval utilise la transpiration, pour évacuer la chaleur. Ce mécanisme possède néanmoins ses limites, et lorsqu’il transpire de façon très abondante, il perd non seulement de l’eau, mais également des électrolytes essentiels pour le fonctionnement de son organisme (sodium, potassium…). Par conséquent, il est indispensable en période de forte chaleur ou de canicule d’être prudent sur ces pertes.

Les signes de déshydratation chez le cheval sont facilement visibles : le test du pli de peau, au niveau du poitrail, est un moyen simple et efficace de s’assurer que son équidé n’en souffre pas. De même, si vous constatez que ses muqueuses sont sèches, que ses urines sont concentrées ou tout bonnement qu’il manque d’appétit, cela peut évoquer également une déshydratation.

Si tel est le cas et qu’aucune mesure n’est appliquée, cette déshydratation peut avoir des répercussions néfastes sur sa santé en évoluant vers un état de fatigue important ou des coliques digestives.

Le coup de chaleur

Le coup de chaleur ou hyperthermie est l’un des risques les plus redoutés lors des épisodes de fortes chaleurs. Il survient en particulier lorsque l’organisme du cheval n’arrive plus à lutter contre l’augmentation de sa température interne. Cela peut être la conséquence d’un effort important durant un moment particulièrement chaud, d’un transport mal ventilé ou simplement après une exposition prolongée au soleil et sans abri.

Certains symptômes sont impérativement à surveiller, tels que :

  • L’accélération de la respiration ;
  • La température du cheval et notamment si celle-ci dépasse 39,5°C ;
  • Une léthargie pouvant être accompagnée de tremblements ;
  • Une absence de transpiration.

Sans refroidissement rapide de l’animal, le coup de chaleur peut entraîner des atteintes physiologiques graves et notamment neurologiques, voire la mort : c’est une urgence vétérinaire.

Perte de performance et troubles musculaires

Même sans atteindre une pathologie critique, la chaleur altère la capacité du cheval à faire de l’exercice. En effet, lorsqu’il est exposé à des températures hautes, sa fréquence cardiaque et sa respiration vont naturellement être impactées et ses muscles vont se fatiguer plus vite. Par ailleurs, sa récupération sera moins facile.

Par conséquent, chez les équidés de sport, cela peut avoir un impact sur les performances, mais également engendrer d’autres problématiques, telles que des courbatures, des blessures voire un coup de sang.

Par ailleurs, chez le cheval de loisir, le moindre effort peut quant à lui être éprouvant d’autant plus s’il travaille de façon irrégulière.

La chaleur peut enfin avoir des répercussions sur le comportement de l’animal, qui peut sembler plus fatigué, moins attentif, voire plus irritable.

Des besoins différents pour chaque cheval

Si tous les chevaux ont besoin de fraîcheur durant les épisodes caniculaires ou de fortes chaleurs, certains nécessitent une attention particulière, selon leur âge, leur activité ou encore leur état physiologique.

Mon cheval de sport en été

Les chevaux de sport sont soumis à des efforts soutenus, et en été il est essentiel d’être d’autant plus vigilant quant à leur état. Après chaque séance avec votre animal :

  • Pensez à le doucher avec soin,
  • Offrez-lui un repos à l’ombre,
  • Donnez-lui un complément en électrolytes si besoin,
  • Surveillez les signes de fatigue inhabituelle ou d’hyperthermie.

Juments suitées, poulains et chevaux d’élevage

Les juments suitées ou allaitantes sont très sensibles à la chaleur et ont besoin d’un apport hydrique très conséquent. Elles doivent donc bénéficier d’un  accès permanent à une eau propre et fraîche, à volonté, d’une zone d’ombre propice au repos et suffisamment grande, ainsi que d’une alimentation adaptée.

Par ailleurs, les poulains ont quant à eux une thermorégulation immature : évitez donc les sorties en pleine journée, et assurez-vous qu’ils puissent se coucher à l’ombre et boire facilement. Surveillez régulièrement leur bonne hydratation par le test du pli de peau.

Chevaux de loisirs

Un cheval peu entrainé, ou en surpoids, peut véritablement peiner à supporter la chaleur, même au repos. Veillez à maintenir une activité douce, régulière et adaptée à votre compagnon aux heures les plus fraîches et surveillez le moindre signe de surchauffe.

Les signes de surchauffe chez le cheval : savoir réagir vite

Un cheval qui souffre fort de la chaleur peut voir sa température corporelle augmenter sans parvenir à la faire redescendre. Soyez vigilant durant la saison estivale aux signes les plus fréquents :

  • une respiration rapide et courte,
  • une température rectale élevée (plus de 39,5 °C),
  • des muqueuses rouges et/ou sèches,
  • une absence ou un excès de transpiration,
  • une faiblesse inhabituelle ou des troubles de la coordination.

En cas de doute, douchez votre cheval immédiatement, mettez-le à l’ombre, donnez-lui de l’eau et des électrolytes, et contactez votre vétérinaire.

Conclusion

La chaleur en été peut très rapidement avoir des conséquences désastreuses pour le cheval. Aussi, il est primordial de veiller à son bien-être en particulier durant cette saison, en combinant des techniques de rafraîchissement, des aménagements du lieu de vie et de ses sorties, ainsi qu’en étant attentif à tout signe avant-coureur.

Et parce que même les meilleurs soins ne préviennent pas tous les imprévus, n’oubliez pas que souscrire une assurance équine adaptée reste une mesure de sécurité essentielle pour vous comme pour votre cheval. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter nos spécialistes de l’assurance équestre.

Les oreilles du cheval : un outil de communication à observer

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Lorsqu’on côtoie des équidés, il est primordial d’apprendre à les observer attentivement afin de mieux comprendre leur comportement, d’analyser leur ressenti et aussi de s’assurer qu’ils vont bien. 

Parmi les signes intéressants à étudier, la position des oreilles est l’un des plus connus : c’est en effet un double indicateur qui va nous permettre à la fois de bien appréhender le rapport de son cheval à l’environnement, mais également d’avoir une idée des émotions qu’il vit et des informations qu’il essaie de nous communiquer.

L’ouïe du cheval : un sens très aiguisé

Les oreilles du cheval ont une importance vitale pour lui : en effet, s’agissant d’une proie, il se doit d’être à l’affut du moindre bruit pour pouvoir fuir rapidement. Aussi, ses oreilles sont particulièrement adaptées pour qu’il puisse capter les sons autour de lui, en étant très mobiles : grâce à l’action de muscles spécifiques, elles peuvent bouger à 180°, et ce de façon totalement indépendante l’une de l’autre. Cela permet à l’animal d’être attentif à ce qui l’entoure, de manière très précise. L’ouïe est d’ailleurs l’un des sens les plus développés chez les équidés.

Il va ainsi recevoir divers signaux auditifs qui vont lui permettre tout d’abord d’entendre un éventuel danger et de détecter de quelle direction il provient, comme un radar offrant une écoute active. Bien sûr, au-delà même de l’instinct de survie, l’ouïe va également lui donner la possibilité de communiquer efficacement avec ses congénères, en écoutant par exemple l’appel de l’un d’entre eux.

Lorsqu’il repère un bruit très intéressant pour lui, le cheval va être à l’affut de celui-ci : les oreilles pointées vers l’avant, la tête tournée en direction de la source de ce bruit, le regard figé. C’est une posture très reconnaissable.

Les états émotionnels du cheval et la position des oreilles

La position des oreilles du cheval va également être le reflet de ses émotions. En effet, elles permettent à l’animal de communiquer avec son environnement en transmettant des signaux dépendant de leur posture. 

Les oreilles droites et fixes

On dit qu’un cheval qui a les oreilles en avant est attentif à son environnement. Si tel est le cas, les oreilles de l’équidé sont fixes, pointées vers l’avant et sa tête est tournée en direction du son qu’il écoute. Ce n’est pas forcément un critère de bien-être d’autant plus si quelque chose l’inquiète autour de lui, comme un bruit qui va lui paraitre suspect par exemple.

Les oreilles mobiles

Les oreilles mobiles et plutôt tournées vers le côté signifient que l’équidé est détendu et serein. Il reste bien sûr toujours attentif à son environnement, à ses congénères, ou à son cavalier s’il est au travail. Globalement, ce genre d’attitude démontre une décontraction et est souvent un synonyme de bien-être.

Les oreilles tournées vers l’arrière

Le positionnement des oreilles en arrière peut quant à lui avoir plusieurs significations. 

Si celles-ci sont juste tournées vers l’arrière, cela est tout bonnement le signe que le cheval écoute ce qui est derrière lui. Il peut s’agir d’un simple bruit, mais aussi de son cavalier sur son dos par exemple. Il va être attentif à ce qui se passe afin de pouvoir répondre au mieux aux stimuli qu’il va percevoir. 

Il ne faut pas confondre les oreilles tournées vers l’arrière avec les oreilles plaquées vers l’arrière : en effet, ce signe-là est en général le reflet d’un état émotionnel négatif chez l’animal.

Adapter sa pratique de l’équitation au comportement de son cheval

Lorsque vous êtes avec votre cheval, prenez le temps de l’observer, et notamment d’étudier la position de ses oreilles. 

À pied, sont-elles dirigées vers vous ? Vous écoute-t-il régulièrement, et ce en particulier quand vous lui demandez un exercice ? Sont-elles mobiles ? 

C’est encore plus intéressant d’observer sa monture lorsqu’on est à cheval, car il va ainsi vous faire passer un certain nombre de messages.

Quand vous travaillez votre cheval, tout particulièrement lorsqu’il est monté, soyez attentif à la position de ses oreilles. Cela vous permettra de voir :

  • s’il est plutôt décontracté, 
  • s’il est à votre écoute au moment où vous lui demandez une action, 
  • d’appréhender une situation qui pourraient dégénérer, notamment si votre compagnon s’inquiète d’un bruit par exemple, 
  • d’évaluer si quelque chose le met dans une position d’inconfort ou d’énervement.

Mon cheval n’est pas attentif à moi

Attirer l’attention de son cheval n’est pas une mince affaire, notamment lorsque vous travaillez avec lui à pied. Cependant, afin d’améliorer votre relation et de créer une vraie complicité, il est important que vous arriviez à garder le contact avec lui. 

Afin de vous entrainer, le travail en liberté est une alternative intéressante, car vous n’aurez pas recours à certains artifices pour pouvoir capter le regard (et les oreilles) de votre animal. Il vous faudra trouver d’autres solutions et des idées d’exercices et de jeux qui stimuleront votre compagnon pour gagner son attention. C’est une façon très enrichissante de créer un lien avec son cheval, d’apprendre à mieux le connaitre et cela vous aidera également à obtenir son attention  plus efficacement une fois monté. 

L’utilisation de friandises, notamment dans le cadre de la technique du clicker, peut être une idée judicieuse afin de pouvoir lui faire comprendre rapidement que le comportement que vous recherchez (« écoute-moi ») est atteint, et de récompenser cette action.

Mon cheval a repéré un danger potentiel

Si les oreilles de votre cheval se dressent, que sa tête se relève et que vous le sentez fixer son regard sur un point précis, restez toujours vigilant : il peut en effet prendre peur de quelque chose et vous désarçonner. N’hésitez pas à l’encourager à aller voir ce qui l’effraie et à lui rappeler que vous êtes avec lui, afin de faire redescendre la pression et que vous puissiez capter à nouveau son attention. Pensez systématiquement à le féliciter au moindre signe de décontraction.

Cas particulier des oreilles plaquées en arrière

Synonyme de colère, d’agacement, de mal être, ou bien quelques fois de douleur, si les oreilles de votre cheval sont plaquées en arrière il est essentiel d’en comprendre la raison. Si vous observez cette attitude, tâchez de trouver la cause qui va déclencher ce comportement et ne pas simplement tirer une conclusion hâtive en vous disant que votre équidé est une tête de mule. 

Cela peut par exemple être lié à de multiples facteurs, comme une demande particulière faite au cheval (transition, changement de direction…), votre propre position si vous êtes en train de le monter, la pression que vous exercez sur les rênes, ou encore au fait de sangler votre compagnon ou de toucher certaines zones lorsque vous le préparez.

En général, la position des oreilles, surtout lorsqu’elles sont plaquées en arrière, s’accompagne d’autres signaux, comme les lèvres pincées ou au contraire la bouche grande ouverte et prête à mordre.

Avant toute chose, assurez-vous que cette réaction n’est pas en lien avec un problème de santé. En effet, si votre animal à des douleurs, un désordre ostéopathique, une inflammation ou une gêne occasionnée par un matériel mal adapté, il peut montrer des symptômes de mal-être. 

Si ce n’est pas le cas, alors il est impératif de chercher à comprendre la cause profonde qui va créer cette réaction afin de pouvoir la corriger. Pour ce faire, il est possible de vous faire aider par un moniteur d’équitation ou un comportementaliste équin, qui saura vous aiguiller sur les faits qui provoquent ce comportement, mais également sur les exercices ou attitudes qui vous permettront d’y remédier.

En connaitre la raison et tâcher de résoudre ce souci va lui offrir un mieux-être nécessaire à son équilibre, et participera activement à l’amélioration de la relation qui le lie à vous, et de la confiance qu’il pourra vous apporter. Dans une autre mesure, cela peut aussi avoir une importance dans l’accroissement de vos performances, si toutefois vous recherchez à atteindre un objectif en particulier.

N’oubliez pas que les chevaux ont une très bonne mémoire, et même une courte expérience négative  associée à un mauvais souvenir ou à un traumatisme peut entrainer une réponse agressive systématique à un stimulus qui peut paraitre d’un premier abord totalement anodin.

Conclusion

La pratique de l’équitation nécessite de prendre conscience de son propre corps, mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas aussi être attentif à son cheval. En effet, chaque détail peut avoir son importance lorsqu’on est à proximité d’un équidé, et apprendre à observer et à lire les signaux transmis par ses oreilles est un atout qui offre une bien meilleure connaissance de son animal. Mais ne pas focalisez pas uniquement votre attention sur les oreilles, car la position de celles-ci est un très bon indicateur, mais pas le seul : vous pouvez également regarder votre compagnon de façon plus globale et notamment les expressions de sa face, les postures de son corps, de sa queue, afin de mieux le comprendre, appréhender ses réactions et surtout vous permettre d’améliorer la communication et la confiance entre lui et vous.

Choisir le foin de mon cheval

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Le foin est l’un des éléments principaux constituant le régime alimentaire de nombreux chevaux domestiques. Qu’ils vivent au box ou au pré, nos équidés consomment en effet du fourrage tout au long de l’année ou à minima durant la période hivernale. 

Cependant, si le budget que représente le foin peut être conséquent, un critère reste essentiel lors de l’achat : trouver un aliment qualitatif et adapté à sa monture. Voici donc nos conseils pour choisir le meilleur foin pour votre compagnon.

De quoi est composé le foin de mon cheval ?

Le foin est constitué d’herbes sèches, récoltées au cours du printemps. Il peut s’agir de graminées (comme le ray-grass ou le dactyle) ou de légumineuses, comme le trèfle ou la luzerne. 

Le foin de prairie est en général composé d’un mélange de ces différentes espèces, mais il est aussi possible de trouver du foin plus spécifique, de graminées ou de légumineuses. 

Cet aliment est essentiel pour le cheval, pour subvenir à ses besoins énergétiques tout en correspondant parfaitement à ses capacités digestives. 

Stade végétatif ou stade reproductif

La récolte des herbacées peut se faire soit dans un stade précoce, le stade végétatif, soit dans un stade plus tardif dit reproductif. 

Dans le premier, l’herbe est riche en sucres et en protéines, sa valeur énergétique est importante, et on peut y retrouver des feuilles. Au stade reproductif, la plante possède des fleurs, va perdre de ses vertus nutritionnelles et se charger en cellulose. Elle sera également plus lourde et plus rigide.

Le foin de légumineuses

Les légumineuses sont à proposer avec parcimonie aux équidés : très riches, elles peuvent être la source de coliques ou de fourbures si elles sont données en excès. On estime que leur part ne devrait pas dépasser les 20% de la ration de fourrage, et qu’elles seraient plutôt à distribuer à des animaux aux besoins énergétiques importants, comme les poulains et les poulinières, les chevaux de sport ou encore les individus âgés.

Le foin de graminées

Les graminées peuvent être récoltées à différents moments : au début de la pousse, durant la floraison ou encore à un stade plus tardif. Cependant, si la période de la coupe n’a que peu d’importance en ce qui concerne les légumineuses, elle l’est bien davantage pour les graminées. 

En effet, en début de pousse, les herbes vont être plutôt riches. Et plus les semaines vont passer, plus elles vont s’appauvrir et se charger en cellulose. Aussi, plus la récolte sera tardive, et plus l’herbe va avoir un aspect rigide, perdra de son appétence et de ses qualités nutritives, voire, sera délaissée par l’animal.

À chaque cheval son foin

Comme vous n’achèteriez sans doute pas n’importe quelles croquettes pour votre chien ou votre chat, il est capital de comprendre que tous les foins ne conviennent pas à tous les chevaux. D’ailleurs, un équidé ne doit pas forcément être complémenté au-delà de son apport en fourrage. Cela va dépendre de ses conditions propres. Son besoin nutritionnel va correspondre à son âge, son activité physique, ses problèmes de santé, ou encore de sa race…

Aussi, si votre compagnon doit recevoir une alimentation riche, car il est en croissance, ou au contraire plutôt âgé, qu’il s’agit d’une poulinière ou d’un cheval de sport qui a des besoins importants, vous pouvez vous tourner vers un mélange de graminées et de légumineuses, si possible récoltés sur un stade précoce, mais non avancé. Le foin sera alors bien plus énergétique, et comblera suffisamment ses besoins alimentaires et métaboliques. 

À l’inverse, pour un cheval sédentaire, ou encore pour des animaux qui ont tendance à l’embonpoint comme certaines races de poneys, il est préférable de donner uniquement du foin de graminées, et ramassé en fin de phase végétative voire en tout début de phase reproductive. Il en va de même pour des équidés ayant des désordres métaboliques, qui doivent impérativement recevoir une alimentation pauvre en sucre et en amidon. 

D’ailleurs, un foin jeune et riche, à la valeur nutritive importante, va avoir une appétence considérable : un cheval gourmand aura tôt fait d’en manger beaucoup.

À quoi reconnait-on un foin de bonne qualité ?

Pour choisir le meilleur aliment pour votre cheval, il est essentiel de savoir reconnaitre un foin de qualité. N’hésitez pas à le sentir et à observer sa couleur. 

Un foin riche sera plutôt vert et aura une odeur particulièrement agréable. Un foin récolté tardivement sera plus épais ou plus lourd, et aussi plus jaune. Son odeur sera elle aussi agréable, mais moins prononcée.

Le foin ne doit absolument pas être poussiéreux, ou présenter des traces de moisissures (signes d’une mauvaise récolte, d’un séchage défectueux ou d’une piètre conservation).

Il est essentiel de vous renseigner sur la façon dont il a été stocké, si possible dans une grange fermée, à l’abri de la lumière et de l’humidité. La conservation du foin a en effet une très grande influence dans la préservation de sa qualité et de ses propriétés nutritives.

Donner un fourrage de mauvaise qualité à son cheval : quels sont les risques ?

En tout état de cause, la qualité du fourrage et son adéquation avec les besoins de votre équidé a un impact très important. 

Si l’aliment que vous choisissez n’est pas adapté à ses besoins (car il n’est pas assez nourrissant par exemple) votre animal peut souffrir de carences ou de troubles de croissance qui peuvent déboucher sur des soucis de santé plus graves. Il en va de même si vous optez pour un foin très riche ou non approprié pour un cheval sédentaire qui a tendance à l’embonpoint.

Par ailleurs les risques d’un foin de mauvaise qualité sont également à prendre en considération. En effet, des moisissures peuvent se développer dans le fourrage en lui donnant une odeur désagréable, et le foin sera négligé par le cheval. Elles vont également être très nocives pour votre compagnon et entrainer des problèmes respiratoires, des allergies ou encore des intoxications alimentaires.

Conclusion

L’alimentation de votre équidé a un véritable impact sur sa santé et ses performances. C’est un animal sensible, aussi, une maladie ou un accident peuvent vite avoir de lourdes répercussions, notamment en termes de frais vétérinaires. N’oubliez pas que toute l’équipe d’Equitanet est à vos côtés afin de vous conseiller sur les meilleures assurances pour chevaux et les formules les plus adaptées à votre compagnon.

L’intérêt de l’échauffement en équitation

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Comme pour toute activité sportive, l’équitation nécessite de pratiquer un échauffement avant de commencer sa séance de travail. Et ceci est valable à la fois pour le cavalier, mais aussi pour son cheval !

À quoi sert l’échauffement ?

L’échauffement prépare son corps et le corps de son cheval à la pratique d’une activité physique. Il permet :

  • d’augmenter légèrement la température corporelle et le rythme cardiaque, 
  • de stimuler l’oxygénation des tissus musculaires,
  • de limiter les risques de blessures (telles que les lésions musculaires). 

En théorie, un échauffement devrait durer entre 10 et 15 minutes. Cependant, cela va dépendre de différents paramètres. En effet, les conditions climatiques (en hiver, il est important de prévoir un échauffement plus long), l’âge de sa monture, et son état de santé (notamment s’il souffre de maladies articulaires comme l’arthrose) peuvent en faire varier la durée.

Pratiquer un échauffement dès le pansage

L’échauffement est différent de la détente, et se pratique en premier lieu à pied, notamment lors du pansage. En effet, il est essentiel de ne pas bâcler ce moment, car il est plein de vertus : il s’agit d’un instant de complicité, qui permet de prendre soin de son animal, de le caresser, de vérifier qu’il n’a pas de blessures et de débuter doucement le travail. En réalisant un pansage correct de votre cheval, vous allez à la fois réveiller votre corps, mais aussi stimuler ses tissus musculaires, un peu comme le ferait une séance de massage. 

Échauffement à pied

Une fois la partie à pied terminée, il est temps de se mettre en selle. Dans l’idéal, il est recommandé d’utiliser un montoir, pour ne pas tirer sur le garrot et la colonne vertébrale de votre équidé. L’échauffement monté se réalise systématiquement rênes longues et sans enrênements afin de lui laisser une certaine liberté et de stimuler en douceur les muscles de son encolure. La fin de l’échauffement se pratique au trot et au galop dans les mêmes conditions, et vous permet de vous préparer mentalement et physiquement pour débuter votre séance de la façon la plus décontractée qui soit pour vous et votre compagnon.

Une blessure est vite arrivée chez le cheval mal échauffé : aussi, si vous souhaitez vous prémunir face à d’éventuels frais vétérinaires, Equitanet est à vos côtés. N’hésitez pas à demander un devis d’assurance pour votre équidé à notre équipe de spécialistes.

La prévention et le traitement des blessures courantes chez les chevaux

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Tout gardien d’un animal, et notamment d’un équidé, se doit de maintenir son bien-être de façon quotidienne. Or, les soins nécessaires et les points à observer ne s’improvisent pas, et se doivent d’être réalisés chaque jour pour veiller à la bonne santé de votre cheval, prévenir les maladies et panser les blessures accidentelles au plus tôt.

Prévenir les pathologies du cheval en respectant ses besoins fondamentaux

Le bien-être du cheval, qu’il soit physique ou mental, passe tout d’abord par le respect de ses besoins fondamentaux : être en contact avec ses congénères, être actif, avoir une bonne alimentation et un lieu de vie adapté en font partie.

Une vie sociale et de l’exercice physique pour contribuer au bien-être de son cheval

Tout équidé doit pouvoir être en contact avec des membres de son espèce. Animal grégaire, il a besoin de communiquer vocalement, en observant, en sentant, mais également en touchant les autres. Le contact social est une condition nécessaire au maintien de son bien-être mental et de son équilibre. 

Par ailleurs, il est essentiel de pouvoir lui permettre d’être actif tout au long de la journée : marcher en s’alimentant, jouer avec ses congénères, travailler avec son cavalier : le cheval est un animal qui a besoin de se dépenser.  Outre l’intérêt indiscutable sur sa santé physique, cela va favoriser une bonne circulation sanguine, mais également le fonctionnement adéquat de son système digestif. 

Une bonne alimentation pour limiter les pathologies digestives

L’alimentation du cheval va dépendre d’un certain nombre de facteurs comme son degré d’exercice, son âge, sa condition physique, son lieu de vie ou encore sa race.

Néanmoins, l’essentiel de sa nourriture doit être fait de fourrage, pour répondre aux besoins naturels de son système digestif et à ses capacités intrinsèques. Le cheval est avant tout fait pour se nourrir de fibres dans lesquelles il va trouver les nutriments indispensables pour faire fonctionner son organisme au mieux, et de la façon la plus performante. 

Les fibres vont aussi lui permettre de secréter de la salive : celle-ci possède un rôle fondamental dans la neutralisation du pH de l’estomac, et réduit donc les risques de certaines pathologies comme les ulcères. 

Le foin va favoriser un transit long et respectueux de son système intestinal, qui va être stimulé en continu. Cela limite naturellement les arrêts ou les ralentissements du transit.

Un lieu de vie adapté 

Un lieu de vie adapté aux équidés, c’est avant tout un endroit avec suffisamment d’espace pour qu’ils puissent marcher ou courir, tout au long de la journée. Il possède de quoi s’abriter du vent, des intempéries ou de la chaleur. 

Il peut donc s’agir d’un box avec un accès à un paddock d’une taille importante, ou d’une pâture. Dans tous les cas, il est propre et sans risques pour lui. 

Des soins quotidiens pour mieux prévenir les maladies

Un cheval requiert des soins réguliers : cela va en effet permettre à son propriétaire d’améliorer leur relation, de vérifier que son animal est en bonne santé et de détecter de façon précoce les éventuels soucis.

Un pansage dans les règles de l’art 

Panser son cheval est un moment très apprécié des cavaliers, mais aussi de leur monture. C’est souvent la toute première étape lorsqu’ils leur rendent visite. 

Le brossage va nettoyer le poil du cheval, et aussi le préparer mentalement à une séance d’exercice. Mais surtout, cela va permettre de contrôler l’état de son animal : constater la présence d’éventuelles plaies, parasites, ou encore zones sensibles. 

Le pansage doit comprendre une vérification de l’ensemble des parties du corps de votre cheval, y compris la tête, les yeux et le dessous du ventre. Il est primordial de prendre le temps de tout observer et d’être attentif à la moindre blessure.

Les sabots et les membres doivent faire l’objet d’une vérification minutieuse également. L’état du pied, une odeur désagréable, une éventuelle sensibilité au toucher, une chaleur peuvent alerter le cavalier d’un souci. 

Mouches et tiques

Les parasites du cheval peuvent avoir un effet néfaste sur sa santé : les mouches peuvent par exemple être la cause d’une infestation de vers intestinaux, et les tiques sont susceptibles d’être porteuses d’un très grand nombre de pathogènes. 

Aussi, le retrait des mouches plates, l’élimination des tiques et la prévention de façon globale contre les parasites à l’aide de traitement naturels ou non s’avèrent souvent très efficaces pour lutter contre certaines maladies.

Pour ce faire, il faut veiller à la bonne vermifugation de son animal, l’utilisation de produits répulsifs contre les insectes notamment en été (principalement commercialisés sous la forme de sprays à appliquer lors du pansage). 

Apprendre à observer son cheval

Certaines pathologies ne sont pas toujours visibles d’un premier abord : un équidé malade peut simplement montrer un comportement différent, ses membres peuvent être légèrement gonflés ou il peut avoir une démarche anormale…

Aussi, il est essentiel de bien connaitre son cheval et apprendre à repérer ces signes nécessite de bien l’observer.

Lors de chaque visite, prenez le temps d’être attentif à votre compagnon, à son comportement. Vous semble-t-il fatigué, ou au contraire un peu trop agité, se déplace-t-il correctement ? Le moindre détail peut vous permettre d’approfondir les recherches.

Que faire si mon cheval se blesse : soigner les pathologies courantes

Soigner une plaie cutanée

Une lésion, même petite, doit toujours être soignée et surveillée : elle reste une brèche dans l’épiderme du cheval, qui est la première barrière de défense contre les bactéries, et donc représente une entrée directe pour les pathogènes. Sans soin, elle peut devenir la source d’une infection plus grave. 

Si lors du pansage vous repérez une plaie, il est essentiel de respecter deux étapes : le nettoyage et la désinfection.

Le nettoyage retire les saletés qui se trouvent autour et sur la blessure. Il doit se faire avec un produit adapté à l’endroit (peau, muqueuse…) et à l’animal. Le plus couramment utilisé est la povidone iodée sous la forme de savon liquide (Bétadine). Il est aussi possible dans certains cas de raser le pourtour de la zone afin de faciliter l’entretien.

La désinfection permet ensuite d’éliminer les pathogènes présents sur la plaie et de limiter les risques d’infection ou de surinfection.

Il est nécessaire de respecter ce processus quotidiennement jusqu’à la cicatrisation complète.

Les boiteries

Les boiteries chez le cheval peuvent avoir de nombreuses origines, mais si vous constatez que votre équidé boite, il est tout d’abord recommandé de vérifier l’absence de plaie, et de réaliser un nettoyage minutieux des sabots : un caillou ou un simple objet peut s’être glissé dans les lacunes ou la sole et en être la cause principale.

Par ailleurs, si le membre est engorgé, il est possible de le doucher pour le refroidir et le soulager.

Si la raison n’est pas visible ou rectifiable dans l’immédiat, et même s’il ne s’agit souvent pas d’une urgence vitale, il est conseillé de prendre rendez-vous avez le vétérinaire afin de procéder à des examens complémentaires. En effet, si certaines boiteries peuvent se soigner d’elles-mêmes, d’autres au contraire vont perdurer, voire s’accroitre, au détriment du bien-être de votre animal.

Constater un début de crise de coliques

Les coliques sont la première cause de décès chez les chevaux, et tous les équidés, même les plus rustiques, peuvent être touchés. Les signes de la colique sont très reconnaissables : l’animal semble nerveux, regarde ses flancs, va se donner des coups de pied au niveau de l’abdomen, se coucher et se relever souvent. 

Si tel est le cas, commencez par restreindre l’accès à la nourriture, et faites-le marcher. Écouter son ventre peut être une bonne indication, surtout s’il est silencieux. Son système digestif doit en effet toujours émettre des bruits intestinaux, signe d’un transit en fonctionnement. 

Enfin, appelez votre vétérinaire : les coliques sont une urgence vitale pour le cheval et le poney.

Les pathologies du sabot

Parmi les désordres récurrents des pieds du cheval, on va retrouver les abcès, les seimes, la pourriture de la fourchette ou encore les bleimes.

Si la pourriture de la fourchette est distinguable par sa mauvaise odeur et son état visuel, et traitable avec certains produits comme la liqueur de villate, il n’est cependant pas toujours évident de connaitre la cause exacte d’une douleur.

En touchant le sabot, vous pourrez identifier une éventuelle source de chaleur, une gonfle ou, si le pied est clair, un hématome. 

Les pathologies du sabot vont presque systématiquement entrainer une boiterie. Dans tous les cas, une visite du maréchal-ferrant peut être nécessaire : en sondant le sabot, il pourra déterminer la localisation précise de la douleur et proposer un diagnostic.

Les premiers gestes à avoir en cas de souci 

En tant que propriétaire, certains gestes se doivent d’être connus pour pouvoir réagir en cas d’urgence. 

Il est par exemple conseillé d’avoir toujours à portée de main un thermomètre pour pouvoir prendre la température de son cheval, qui se situe normalement entre 37,5 et 38°C. Elle peut être amenée à fluctuer légèrement, notamment s’il se réveille juste ou au contraire s’il vient d’avoir une activité importante. 

Il est aussi essentiel de savoir évaluer son rythme cardiaque, en prenant son pouls sur une artère. Les endroits les plus simples sont sous la ganache et au niveau du boulet. La fréquence cardiaque d’un cheval est d’approximativement 40 battements par minute au repos, et jusqu’à 5 fois plus en cas d’exercice intense.

Enfin, vous pouvez également déterminer sa fréquence respiratoire, en comptant le nombre de cycles inspiration – expiration par minute (environ 12 chez un individu adulte et en bonne santé).

N’oubliez pas que votre vétérinaire est là : en cas de doute, il est préférable de l’appeler. De nombreux indicateurs peuvent être intéressants à fournir au praticien, tels que :

  • la résultante de l’observation de votre cheval, 
  • la prise de sa température, 
  • la mesure de ses fréquences cardiaque et respiratoire,
  • la vérification de son hydratation (par le pincement du pli de peau ou la couleur des muqueuses),  
  • l’écoute de son ventre…

Ces premières données lui permettront de mieux appréhender une éventuelle urgence et de venir plus rapidement si besoin.

Assurer son cheval : pourquoi ?

Même en étant toujours prudent, il reste impossible de prémunir son cheval de tout accident ou maladie, et les frais vétérinaires peuvent alors vite s’accumuler. 

Aussi, il est possible de souscrire une assurance cheval afin de pouvoir supporter les factures de soins de votre compagnon et ainsi contribuer plus sereinement au maintien de sa bonne santé tout en s’affranchissant de l’aspect financier.

N’hésitez pas à faire un devis gratuit sur notre site internet, ou à contacter notre équipe de passionnés d’équitation pour échanger avec eux sur vos besoins, et trouver ensemble la formule la plus adaptée.

Bien choisir la couverture de son cheval pour l’hiver

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L’hiver approche, et en cette saison, votre cheval peut avoir besoin d’une couverture. Mais il existe de nombreux modèles sur le marché, et il n’est pas toujours évident de trouver celle qui conviendra parfaitement à votre compagnon. Alors, si vous vous demandez comment la choisir, quels paramètres prendre en compte, et quel modèle convient le mieux à votre cheval, cet article est fait pour vous.

Une couverture pour mon cheval : pour quels besoins ?

Tout d’abord, il est essentiel de prendre en compte les besoins de votre animal pour déterminer quel type de couverture choisir. 

Souhaitez-vous lui offrir une couverture :

  • Parce qu’il est tondu ? 
  • Parce qu’il est âgé et qu’il ne produit plus assez de poil d’hiver ? 
  • Parce qu’il est plutôt frileux et qu’il ne possède pas d’abri ? 

L’identification des besoins de votre équidé est primordiale, afin de pouvoir par la suite choisir le modèle qui lui conviendra le mieux. 

Le choix de la couverture

Les couvertures d’hiver sont différenciées selon plusieurs paramètres et notamment : leur taille, leur grammage et le nombre de deniers de leur tissu.

Trouver la bonne taille de couverture

Comme pour tout équipement, il est essentiel de sélectionner une couverture qui conviendra parfaitement au gabarit de votre animal. Cela lui permettra d’être efficace et réduira le risque de blessures. 

Pour trouver la taille appropriée à votre cheval, munissez-vous d’un mètre-ruban et prenez ses mesures du poitrail jusqu’à la queue, ainsi que sa hauteur au garrot. Les tailles de couverture peuvent être exprimées en cm (allant de 55 cm pour les individus les plus petits à 155 pour les équidés les plus grands), ou en pouces s’il s’agit d’un modèle anglais.

Les couvertures d’écuries et les couvertures d’extérieur

Une fois la taille choisie, deux modèles peuvent s’offrir à vous : les couvertures d’écuries ou les couvertures d’extérieur.

Les couvertures d’écuries sont conçues pour une utilisation en box ou dans un environnement clos et surtout couvert. Elles ne sont pas imperméables et servent principalement à couvrir votre cheval et à lui procurer de la chaleur pendant la journée ou la nuit.

Les couvertures d’extérieur quant à elles ont la particularité d’être imperméables. Elles protègent votre équidé des conditions climatiques telles que la pluie, la neige ou le vent. On en distingue deux catégories : les imperméables simples et les couvertures chaudes.

Les imperméables simples

Les couvertures imperméables ont pour principal objectif de protéger votre cheval du vent et de la pluie. Elles conviennent parfaitement en intersaison ou si votre cheval conserve son poil d’hiver (s’il n’est pas tondu, par exemple, ou si vous effectuez une tonte légère). Elles sont également utiles si votre cheval n’a pas accès à un abri pendant les fortes chutes de pluie ou de neige en automne ou en hiver.

Les couvertures molletonnées : l’importance du grammage

Les couvertures plus épaisses sont composées d’un rembourrage pour maintenir la chaleur du cheval pendant les périodes les plus froides. Leur différence réside dans la quantité de ouate à l’intérieur, exprimée en grammes par mètre carré. 

Un grammage élevé signifie que la couverture bénéficie d’une meilleure isolation thermique. 

Les imperméables ont un grammage de 0g, tandis que les couvertures plus épaisses commencent à partir de 50g et peuvent aller jusqu’à 400g. 

Il est essentiel d’adapter le grammage en fonction de votre cheval, de son état de santé, de sa tonte ou de sa quantité de poil d’hiver. Selon les saisons, vous pourrez avoir l’utilité de plusieurs couvertures de grammages différents afin de vous adapter aux conditions météorologiques ou aux besoins de votre animal. Il est également possible d’utiliser une sous-couverture, c’est-à-dire une couverture polaire placée sous la couverture principale, mais assurez-vous cependant qu’elle soit bien ajustée afin qu’elle ne cause pas de blessures à votre compagnon.

L’intérêt des deniers

Les deniers d’une couverture représentent la résistance du tissu. Il s’agit du poids en grammes d’une matière pour une longueur de 9 mètres. Un nombre de deniers élevé indique donc une plus grande résistance de la couverture. 

Le choix du nombre de deniers va dépendre du mode de vie de votre cheval. Par exemple, un animal vivant en extérieur, en groupe, et étant actif, nécessite une couverture avec un nombre de deniers élevé pour éviter les déchirures. En général, les couvertures vont de 200 à 2000 deniers, mais il est recommandé de choisir un modèle d’au moins 1200 deniers pour éviter de devoir la remplacer fréquemment. 

Gardez à l’esprit qu’une couverture déchirée n’est plus imperméable.

Mon cheval a-t-il trop chaud ou trop froid ?

Il peut être compliqué de maintenir une température idéale pour votre cheval avec une couverture. Il est souvent conseillé d’utiliser un modèle plus chaud pendant la nuit et un autre plus léger pendant la journée, en fonction de l’ensoleillement et de la température extérieure. Pensez toutefois à vérifier régulièrement que votre cheval n’a ni trop chaud ni trop froid : pour ce faire, touchez son poil. S’il a la peau froide, qu’il frissonne ou qu’il montre des signes indiquant qu’il souffre du froid, alors rajoutez une sous-couverture, ou mettez-lui un modèle plus épais. 

Au contraire s’il a le poil humide ou qu’il transpire trop, c’est qu’elle est sans doute trop chaude pour lui.

Conclusion

Pendant la période hivernale, il est essentiel de protéger votre compagnon des aléas climatiques, car l’humidité, la neige, le vent et le froid peuvent avoir des répercussions néfastes sur sa santé, en particulier s’il est âgé ou tondu.

N’oubliez pas que les frais vétérinaires en cas de maladie peuvent être importants. Aussi, la souscription d’une assurance pour votre cheval est recommandée afin de vous aider à couvrir l’ensemble des factures, de vous permettre d’offrir à votre équidé des soins adaptés, et de participer activement à son bien-être sans craindre les répercussions financières.

N’hésitez pas à contacter Equitanet : avec l’aide et les conseils de notre équipe, réalisez un devis personnalisé selon votre animal et votre budget.

5 exercices à pied à faire avec mon cheval

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Les cavaliers oublient quelques fois l’importance que peut avoir le travail à pied, que ce soit dans la relation qu’ils entretiennent avec leur cheval, mais également dans l’épanouissement de celui-ci. Cela permet en effet de travailler d’une manière différente et peut faciliter certains apprentissages ou progressions, notamment pour reprendre confiance en son animal à la suite d’une chute.

Mais cela va aussi diversifier les activités proposées et éviter à votre compagnon de s’ennuyer. Voici donc quelques idées d’exercices à faire, avec peu de matériel et ce, quel que soit votre niveau et celui de votre équidé !

Avant de commencer

En premier lieu, privilégiez toujours de pratiquer dans une zone sécurisée pour vous et votre cheval : choisissez un endroit qui vous permettra de travailler sans risques, comme une carrière ou un rond de longe par exemple, ou tout autre lieu clos parfait pour pratiquer des jeux à pied.

Vous pouvez également faire cette activité dans le pré de votre animal, cependant il est préférable de sélectionner un lieu dédié au travail afin qu’il différencie les deux endroits, d’autant plus s’il est jeune ou novice.

Premiers exercices

Marcher en longe 

Le respect du cheval à pied est un élément fondamental dans l’équitation. Aussi, un exercice intéressant consiste tout bonnement au travail au sol avec une longe courte (2m).

Le premier que vous pouvez faire avec votre animal est donc une simple marche en longe. Vous pouvez faire travailler votre équidé en lui apprenant à rester à sa place lorsque vous marchez à côté de lui : celui-ci ne doit ni vous dépasser ni se trainer derrière vous.

Marchez, tout en faisant varier votre vitesse de progression : ralentissez, puis accélérez, au pas, ou au trot. Ne tournez pas en rond, mais au contraire faites des changements de direction, des arrêts. Ainsi votre compagnon sera dans l’obligation d’être attentif à ce que vous faites et l’exercice ne sera pas inintéressant pour lui.

Cette marche en longe que l’on pourrait qualifier d’ « active » permet d’obtenir l’attention de votre monture, d’apprendre à le gérer en douceur, et de lui rappeler quelques règles de base de l’éducation d’un cheval.

Céder à la pression : obtenir la flexion d’encolure

Un autre exercice intéressant à pied est de voir la façon dont réagit votre cheval et notamment s’il sait céder à la pression. Si l’on peut faire de nombreuses activités sur ce concept, l’un des fondamentaux consiste en la flexion d’encolure, qui permet de sensibiliser le cheval à la rêne d’arrêt d’urgence lorsqu’il est monté.

Pour demander la flexion d’encolure à votre animal, mettez-vous à hauteur de son garrot et venez tirer la longe vers son encolure. Celui-ci doit spontanément tourner son nez en direction de ce point, en pliant son cou.

Bien sûr, comme pour tout exercice de pression, il est essentiel de bien comprendre que si l’équidé exprime le bon mouvement, la pression est alors inutile : il faut la relâcher immédiatement, et surtout le féliciter lorsqu’il réussit.

Activités à pied avec son cheval : pourquoi ne pas essayer le travail en liberté ?

Le travail en liberté permet de s’affranchir de l’aide d’une longe pour se faire comprendre de son animal. Il est stimulant pour le cheval, car celui-ci va devoir être très attentif à vos demandes, mais il est surtout passionnant pour le cavalier, qui va devoir capter l’intérêt et communiquer avec sa monture sans accessoires.

Pour travailler votre cheval en liberté, vous devrez être vigilent quant aux signaux qu’il vous envoie, et trouver une astuce pour valoriser les bons comportements. Cela peut être par un encouragement vocal, une caresse, une friandise ou le recours au clicker par exemple. Le tout est de trouver une réponse pertinente que votre compagnon assimilera rapidement comme une récompense.

Apprendre à obtenir un contact visuel

Le premier exercice en liberté est d’apprendre à obtenir le contact visuel avec votre animal. Celui-ci doit être connecté avec vous, vous regarder, ou que ses oreilles soient pointées dans votre direction.

Pour ce faire, appelez-le par son nom, et félicitez immédiatement dès lors qu’il se focalise sur vous. Cela vous permettra d’apprendre à observer votre cheval et à décrypter ses réactions, même les plus insignifiantes. Prêtez attention à la position de ses oreilles, de sa tête, ou encore de ses naseaux, et à son allure en général. Attention cependant, il peut aussi vite se lasser de cet exercice.

Marcher avec son cheval en liberté

Lorsque vous avez toute son attention ou que vous savez la repérer, marchez aux côtés de votre animal, au même titre que dans l’activité à la longe, en variant les allures, les directions. N’oubliez pas de lui donner l’ordre d’avancer comme « marche » ou encore « le pas », afin qu’il assimile ce que vous lui demandez à un ordre vocal.  Ensuite, penser bien à féliciter votre cheval quand il réussit ce que vous lui demandez, et à garder la connexion tout au long de l’exercice.

L’immobilité en liberté

Vous pouvez également travailler l’immobilité en liberté. Pour ce faire, commencez par demander l’arrêt à votre animal, puis récompensez-le. Vous devrez ensuite vous éloigner de lui sans qu’il ne bouge.

Bien sûr, il n’est pas nécessaire au début de partir loin, faites simplement un pas en arrière.

  • S’il avance vers vous ou sort de l’immobilité, alors, faites-le reculer sans un mot et surtout sans le féliciter, demandez-lui l’arrêt et récompensez cette étape validée, puis renouvelez l’expérience.
  • Si votre cheval reste immobile lorsque vous vous êtes écarté, attendez une seconde, rapprochez vous de lui et offrez-lui une récompense pour marquer ce bon comportement.

Petit à petit, vous pourrez vous éloigner davantage.

Conclusion

N’oubliez pas que tout travail (et encore plus le travail en liberté), se fait par toutes petites étapes et que rien ne sert de passer à la suivante si la première n’est pas acquise. Par ailleurs, ces activités, qui peuvent pourtant sembler anodines, permettent de créer un lien un peu différent avec son animal, et aussi de lui proposer d’autres types d’exercices afin de ne pas le blaser.

La porcelle enracinée : attention danger

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Suite à plusieurs déclarations de sinistres au sujet d’intoxication à la porcelle enracinée, il nous semblait primordial de vous alerter sur le sujet. 

Durant l’été, certaines plantes sont souvent présentes dans nos pâtures, et c’est notamment le cas de la porcelle enracinée. Très reconnaissable avec ses fleurs jaunes et ses longues tiges, elle peut être la cause d’intoxications chez le cheval.

Qu’est-ce que la porcelle enracinée?

La porcelle enracinée, ou Hypochaeris radicata, est une plante herbacée vivace, possédant des fleurs jaunes et ressemblant à s’y méprendre au pissenlit (dont elle fait d’ailleurs partie de la famille, les Asteracées). Elle est néanmoins bien plus haute et peut atteindre 70 cm.

Ses longues tiges ne possèdent pas de feuilles : ces dernières forment des rosettes directement sur le sol.

Ses fruits, les akènes, sont semblables à de petits poils qui vont se disséminer au vent : elle se disperse par conséquent assez facilement, ce qui la rend d’autant plus difficile à contrôler.

Très répandue sur l’ensemble du territoire de France métropolitaine, on la trouve dans les prairies dès le début du printemps et jusqu’à l’automne. Elle apprécie particulièrement les climats secs, voire arides, et fait donc partie des végétaux qui perdurent au cours des périodes de canicule.

Longtemps consommée au même titre que le pissenlit, elle peut cependant causer une forme d’intoxication chez les équidés.

Le cheval n’est pas forcément friand de porcelle enracinée : il va le plus souvent la laisser de côté pour se nourrir d’autres herbes plus comestibles. Néanmoins, dans certains cas, et notamment lors d’épisodes de sècheresse, il peut arriver qu’elle fasse partie des seules plantes à subsister : elle peut être alors mangée par les chevaux si ceux-ci n’ont pas de sources annexes d’alimentation à portée de dent et provoquer alors une intoxication.

La molécule responsable de cette maladie n’est pour le moment pas connue, tout comme la quantité à partir de laquelle l’ingestion de porcelle peut entrainer des troubles chez l’équidé.

Les symptômes d’une intoxication à la porcelle enracinée chez le cheval

Les symptômes d’une intoxication à la porcelle enracinée sont très remarquables, car elle va affecter le système nerveux central de l’équidé. 

Elle est la principale cause du syndrome de «  Harper australien » qui se manifeste par des désordres locomoteurs importants et des hyperflexions des membres postérieurs. Le cheval malade va aussi avoir des difficultés à tourner, à reculer ou encore à donner les pieds. Il peut même en venir à se déplacer par petits bonds dans les cas les plus sévères. 

Que faire en cas d’intoxication ?

En cas d’intoxication à la porcelle enracinée, il est tout d’abord primordial d’appeler votre vétérinaire avant de changer le cheval de pré pour lui éviter l’accès à la plante, ou de retirer le foin pouvant en contenir. L’animal doit éliminer les toxines progressivement, et ce processus se fait en quelques semaines voire quelques mois. Afin de l’aider, le vétérinaire peut administrer des myorelaxants et proposer des cures drainantes.

Prévenir l’intoxication à la porcelle enracinée

Afin d’éviter toute intoxication ou toute récidive, il est essentiel de porter une attention particulière au foin que l’on donne à son animal, mais également à ses terrains. Il est recommandé de procéder à l’arrachage de la porcelle et notamment de la partie vivace (la rosette de feuilles et ses racines), à leur élimination en déchetterie, et à la surveillance des prairies. 

Par ailleurs, il est aussi conseillé de limiter le surpâturage, et durant la période estivale si votre cheval est à la diète, soyez vigilant quant à la présence de cette plante dans son lieu de vie.

Épidémie de rhinopneumonie équine : une reprise des concours depuis le 12 avril

En plein cœur de notre propre pandémie humaine de la COVID, le monde du cheval a lui aussi fait face à une épidémie inquiétante en ce début d’année 2021. En effet, l’arrivée d’un variant très virulent de la rhinopneumonie équine a entrainé une grande incertitude pour les propriétaires, ainsi que l’annulation de tous les rassemblements équestres prévus. Depuis le 12 avril, les concours ont pu enfin reprendre… Mais sous certaines conditions.

Qu’est-ce que la rhinopneumonie équine ?

La rhinopneumonie équine que l’on pourrait qualifier de « classique » est une maladie d’origine virale provoquée par deux souches d’herpèsvirus appelés HVE 1 et HVE 4. Cette épizootie (nom donné à une affection ne touchant qu’une espèce) n’est pas transmissible à l’Homme. Cependant en tant que cavalier, vous pouvez être porteur du virus et le propager aux chevaux. Il est donc important de respecter certaines mesures d’hygiène en cas de contact avec un équidé malade pour éviter de contaminer d’autres animaux. 

En temps normal, la rhinopneumonie est déjà très contagieuse. Elle provoque différents types de symptômes selon la souche, notamment des difficultés respiratoires, des cas d’avortements chez les juments gestantes et aussi quelques fois des problèmes nerveux. 

Le traitement mis en place par le vétérinaire permet uniquement de soigner les conséquences de cette pathologie et non d’éliminer le virus, qui va même rester dans l’organisme de l’animal malade. On va limiter la toux, aider au mieux le cheval dans cette épreuve et surtout le laisser au repos pendant plusieurs semaines. 

Il existe cependant un vaccin pour cette maladie, qui n’est pas obligatoire à ce jour (excepté dans certains cas comme la reproduction, en raison du risque d’avortement chez les poulinières). 

Un variant de HVE 1

L’épidémie qui a fait rage en cette fin d’hiver est une forme de rhinopneumonie, mais le germe qui en est responsable est un variant du virus HVE 1 connu jusqu’ici. Elle est également appelée « myéloencéphalite à HVE1 ».

Les premiers cas de cette nouvelle pathologie ont été déclarés en Espagne fin-février, à l’occasion du concours hippique international de Valence, le Valencia Spring Jumping Tour, où plusieurs centaines de chevaux étaient réunis. 

Deux facteurs majeurs ont interpellé les professionnels de la santé animale quant à ce variant : il est tout d’abord encore plus contagieux que la forme classique, et il est aussi plus dangereux. Les symptômes sont plus forts, plus impressionnants, et on note également des conséquences neurologiques assez répandues. Au-delà de ça, les chevaux peuvent souffrir de fièvre, de problèmes respiratoires et urinaires et d’un important affaiblissement leur empêchant même quelques fois de se lever : ils doivent être soutenus à l’aide de harnais et leur pronostic vital est alors souvent engagé. Plusieurs cas de décès ont été rapportés.

La toux et le jetage nasal sont les principales sources de contamination, que les chevaux soient en contact direct ou que le virus soit transmis par un vecteur (les soigneurs en particulier). La vaccination classique s’avère plus ou moins efficace pour lutter contre cette forme de la maladie, mais permet tout de même d’en réduire les symptômes. 

En Espagne, les professionnels ont tâché de limiter l’éclosion de la pandémie et d’isoler les chevaux, qu’ils soient malades ou qu’ils aient été en contact avec des équidés malades. Le plus gros cluster de cette épidémie était à Valence et plusieurs cas ont été confirmés par la suite en France, mais aussi en Belgique, en Allemagne et en Suisse directement liés à celui-ci. Cependant d’autres cas sont apparus à priori sans lien avec le cluster espagnol, comme celui d’un animal diagnostiqué dans le Vaucluse le 5 mars.

Le RESPE

La cellule de crise du RESPE (réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine) c’était réunie le 1er mars dernier pour faire face à cette épidémie. Elle appelait à la plus grande vigilance pour les professionnels comme pour les particuliers du secteur équestre, et demandait l’application de mesures sanitaires très strictes pour éviter d’amplifier l’épidémie. Tous les concours et rassemblements équestres avaient été annulés par la Fédération Française d’Équitation, la Société Hippique Française et la Fédération Internationale Équestre dans une dizaine de pays européens tels que la France, l’Espagne, l’Allemagne ou encore l’Italie. 

La cellule de crise s’est à nouveau réunie le 6 avril 2021 pour réaliser un bilan de la situation qui s’est nettement améliorée au fil de ces dernières semaines. Si quelques chevaux se trouvent toujours en quarantaine, aucun nouveau cluster n’est toutefois apparu en France en lien avec le foyer espagnol d’origine ce qui est très encourageant. 

En raison de l’évolution favorable de l’épidémie, la reprise des rassemblements équestres pour les professionnels uniquement et à huis clos a été autorisée à compter du 12 avril. Cependant, celle-ci se fera sous certaines conditions, des tests de dépistages des chevaux et des relevés de températures quotidiens pouvant être imposés.

Le RESPE reste toutefois prudent, conseille de demeurer vigilant et de conserver le respect des mesures de précaution du début d’épidémie, telles que: 

  • Éviter de faire voyager son cheval : si possible, il est préférable de le laisser au sein de sa structure d’accueil ; 
  • Dans les écuries de propriétaires ou les centres équestres, il est crucial de prévoir du matériel propre à chaque cheval, notamment pour le pansage, le travail, et de privilégier le recours à des seaux individuels plutôt qu’à des abreuvoirs collectifs ;
  • Limiter les rencontres avec des équidés inconnus : mieux vaut ne pas mettre en contact son cheval avec d’autres animaux extérieurs. D’ailleurs, les cavaliers peuvent également être porteurs du virus et le transmettre d’un cheval à l’autre. Il est donc recommandé de s’occuper exclusivement de son animal ;
  • Le nettoyage du matériel pouvant être utilisé par différents chevaux est impératif, comme celui des moyens de transport (van, camions…).

Concernant la vaccination, il précise qu’il est possible de réaliser d’ores et déjà le rappel des chevaux vaccinés, si tant est que la dernière injection date de plus de 6 mois.

Pour les chevaux non vaccinés, il n’est pas forcément utile de la prévoir, car le protocole est plutôt long. Aussi, elle est déconseillée pour ceux ayant été exposés directement à la maladie.

Les conseils Equitanet

Malgré la régression de l’épidémie de rhinopneumonie, nous vous conseillons de rester attentif à l’état de santé de votre animal. 

S’il présente certains symptômes pouvant faire penser à cette pathologie, comme de la fièvre, de la toux ou encore un important affaiblissement, ou tout simplement en cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire. Différentes analyses existent pour diagnostiquer la rhinopneumonie, et notamment le test PCR sur la base d’un prélèvement nasopharyngé ou de liquide céphalo-rachidien.

N’attendez pas pour isoler votre animal des autres chevaux si vous avez une incertitude concernant sa santé, et surtout pensez bien à respecter des mesures d’hygiène strictes lors des contacts avec un animal malade ou potentiellement malade.

N’oubliez pas que la vaccination peut permettre de réduire les symptômes de cette affection, n’hésitez donc pas à demander conseil à votre vétérinaire.