ZOOM SUR LES ECURIES ACTIVES

Mis en avant

Nos connaissances en matière de comportement et de bien-être équin ont beaucoup évolué au cours de ces dernières années, et nous sommes de plus en plus sensibles au respect des besoins fondamentaux de nos animaux de compagnie, équidés compris. Aussi, l’hébergement de son cheval est toujours une question cruciale lorsqu’on doit choisir un lieu de résidence pour sa monture.

Aujourd’hui, certaines pensions mettent justement en avant le fait de proposer aux cavaliers et aux chevaux des endroits répondant au mieux à ces exigences, afin d’offrir à leurs pensionnaires des conditions de vie optimales, et c’est notamment le cas des écuries actives.

Bien loin du traditionnel box, l’écurie active utilise des aménagements et des technologies modernes pour recréer un mode de vie plus proche du milieu naturel, tout en permettant d’assurer une gestion efficace du cheptel qui lui est confié.

L’écurie active : un modèle centré sur les besoins fondamentaux du cheval

Philosophie d’une écurie active

L’écurie active repose sur une idée qui peut sembler évidente : offrir aux équidés un mode de vie se rapprochant le plus de leur comportement naturel de grands herbivores grégaires. Elle s’appuie sur un simple constat, dans la nature, un cheval :

  • Se déplace énormément et parcourt quotidiennement entre 10 et 20 km,
  • Broute en continu, parfois plus de 16 heures par jour,
  • Vit en troupeau,
  • Alterne repos et activité en fonction de son environnement.

Le concept de l’écurie active vise donc à redonner au cheval cette autonomie de mouvement et cette liberté de choix dans un espace plutôt restreint, qui sont, dans des pensions un peu plus classiques, trop souvent réduites.

L’objectif général est de favoriser le mouvement spontané, de diminuer le stress, mais également d’optimiser l’état de santé global de l’animal grâce à un environnement pensé pour respecter ses besoins naturels.

Il ne s’agit cependant pas d’un simple pâturage amélioré : les installations proposées combinent à la fois gestion dynamique du troupeau et équipements technologiques afin d’offrir un encadrement moderne et sécurisé au cheval.

Les fondamentaux du concept de l’écurie active

Une écurie active repose donc sur plusieurs principes clés :

Le mouvement stimulé grâce à l’aménagement du milieu

Les différentes zones de vie du cheval (qui comprennent à la fois le lieu de distribution de fourrage ou d’aliments, de l’eau, les endroits de repos, les abris…) sont volontairement éloignés les uns des autres. Ce « zoning » oblige ainsi l’animal à se déplacer régulièrement, en recréant artificiellement un circuit inspiré de la vie nomade du cheval sauvage.

La régulation de l’accès à l’alimentation

Le cœur du système repose assez fréquemment sur une alimentation comprenant du fourrage à volonté, couplée à l’utilisation de distributeurs automatiques de granulés ou de floconnés si besoin. Ces distributeurs sont accessibles par différents moyens, souvent grâce à un collier ou un lecteur de puce électronique, qui permet de contrôler la ration et la quantité disponible par animal.

Chaque équidé dispose alors d’un programme individuel d’alimentation, et d’un lieu où il peut manger à son rythme et seul. Cela évite ainsi les conflits et assure toujours une nutrition adaptée aux besoins de chacun. C’est d’autant plus intéressant pour les chevaux âgés, ceux en surpoids, ceux atteints de pathologies métaboliques ou encore qui nécessitent un apport alimentaire supplémentaire.

La vie en groupe supervisée

En écurie active, les équidés vivent en troupeau. Une bonne logistique repose en partie sur la composition des groupes, la gestion des éventuels conflits et le respect des affinités sociales des animaux. Ces paramètres contribuent d’ailleurs efficacement à la réduction du stress chez les chevaux.

Un environnement enrichi et sécurisé

Les parcours qui composent les lieux de vie comportent différentes textures de sol, des places de repos, des abris, mais également des points de stimulation comme des zones de brossage, de jeux ou encore des couloirs. Chaque élément vise à inciter l’activité physique et à susciter l’intérêt de l’animal afin d’encourager une dynamique mentale.

Comment est composée une écurie active ?

Une écurie active repose sur un ensemble d’aménagements cohérents, pensés pour stimuler le mouvement et les interactions sociales. Mais comment cela s’organise concrètement ?

Le troupeau avant tout

La cohésion du groupe est un des éléments centraux de l’écurie active. Les groupes sont en général organisés en fonction du sexe, de l’âge, du caractère ou encore de l’état de santé et la vie de troupeau répond alors à différents besoins fondamentaux du cheval.

Besoin de sécurité

Un cheval isolé est facilement en état d’alerte, et cela peut entraîner une forme d’anxiété. En groupe, la vigilance est partagée : chacun participe à la surveillance, ce qui offre plus de moments de décontraction. Cela a des répercussions directes sur le stress et favorise l’apparition de comportements plus calmes.

Besoin de mouvement

Le troupeau crée une dynamique naturelle : les équidés bougent ensemble, s’amusent, explorent, se reposent. Cela favorise le mouvement spontané et participe activement au bien-être physiologique du cheval en stimulant son transit.

Besoin d’interactions sociales

Les interactions sociales sont indispensables au bon état mental du cheval : elles se mettent en place simplement en retrouvant une vie en groupe, et notamment du fait des jeux, du grooming ou tout simplement de la communication et des codes de leur espèce.

L’alimentation automatisée et individualisée

Des distributeurs automatiques rendent une alimentation individualisée tout à fait possible dans un système pourtant en totale liberté. Les animaux vont donc manger quand ils en ressentent le besoin et non à horaires fixes, ce qui a un réel impact sur le fonctionnement de leur organisme et leur digestion.

Ces installations sont sécurisées et plutôt innovantes bien que très simples à utiliser pour les pensionnaires. Elles ressemblent souvent à une sorte de cabine équipée d’une entrée permettant à un seul cheval d’accéder à l’intérieur, par le biais d’une porte automatique avec lecteur de puce.

Le cheval approche de la station quand il le souhaite et sa puce électronique est alors détectée. La porte s’ouvre s’il est autorisé à manger. Il entre alors seul, la porte se referme derrière lui pour éviter qu’un de ses congénères ne le suive. Puis un mécanisme délivre la quantité exacte d’aliments, préalablement paramétrée en fonction de l’individu. Lorsque l’animal a terminé, la porte s’ouvre et il peut ressortir. Un autre vient ensuite prendre sa place.

Les aliments distribués peuvent varier et permettent un suivi alimentaire très strict même dans un groupe hétérogène, ce qui peut être particulièrement utile pour les chevaux âgés, ou ceux souffrant de pathologies. C’est également une solution très intéressante pour les individus plus dominés qui peuvent avoir un accès limité et un stress au moment du repas si un cheval dominant leur pique leur ration : cela leur permet de manger plus calmement.

Créer du mouvement grâce à l’environnement

L’écurie active est aménagée comme un grand circuit pensé pour faire bouger les chevaux et stimuler le mouvement. Ce parcours est structuré en zones reliées les unes aux autres par des chemins et des couloirs. Les points « d’intérêt », comme l’eau ou encore les endroits de stockage du fourrage ou les lieux de repos sont relativement éloignés et ces points stratégiques sont toujours ordonnés afin d’éviter les impasses ou les espaces où un cheval dominant pourrait bloquer un dominé.

Des obstacles naturels ou artificiels sont également présents (troncs, dénivelés…) pour stimuler les animaux en leur demandant une attention particulière à l’endroit où ils posent leurs sabots.

Les sols sont variés tout au long du parcours : on y trouve des zones herbeuses, de terre, des graviers ou encore du sable. Il est aussi possible d’aménager des espaces avec des dalles stabilisatrices. Un sol adapté et bien drainé est indispensable pour garantir une bonne hygiène et une locomotion adéquate.

Abris et zones de repos

Dans une structure accueillant des groupes de chevaux plus ou moins importants, il est essentiel de prévoir différents types d’abris permettant à la fois d’héberger un grand nombre d’animaux, d’être accessible à tous, bien ventilés, mais sans points de tension.

Il est courant d’y ajouter des brosses fixes ou rotatives qui offrent aux équidés la possibilité de se gratter. Il est aussi envisageable de prévoir des zones paillées ou disposant de tapis de repos pour encourager les chevaux à se coucher, et on trouve également de nombreux endroits ombragés.

Les bénéfices pour la santé du cheval

Les écuries actives ne sont pas seulement un concept moderne : leur impact sur la santé et le bien-être des équidés est désormais bien documenté. En redonnant à l’animal un mode de vie plus proche de ses besoins naturels, on observe rapidement des améliorations significatives tant sur le plan physique que mental.

L’impact sur la santé digestive

Le tube digestif du cheval est conçu pour recevoir des fibres en quasi continu, non de manière figée à raison de deux voire trois repas quotidiens. En proposant un accès au foin quasiment à volonté, et en laissant à l’animal la possibilité de choisir le moment où il viendra manger ses granulés ou son fourrage, on permet à l’équidé de se nourrir de façon plus fréquente et adaptée. Lui laisser cette liberté alimentaire assure une production de salive régulière, diminuant ainsi les ulcères gastriques et limitant les pics d’insuline. Le transit est plus stable et cela réduit aussi le risque de coliques.

La locomotion

Le fait d’encourager la locomotion du cheval contribue efficacement au développement musculaire et à la souplesse articulaire, en réduisant en particulier les douleurs liées à l’arthrose chez les individus les plus âgés. Le déplacement a aussi un impact sur le bon fonctionnement du péristaltisme intestinal, participant activement au bien-être digestif du cheval.

Par ailleurs, la marche favorise la diminution du risque d’engorgement, renforce le système cardio-vasculaire et offre une meilleure irrigation des tissus. Cela permet enfin au cheval de dépenser naturellement son énergie, ce qui peut se faire ressentir avec son propriétaire lorsqu’il est monté.

Le pied du cheval

Très souvent, les chevaux vivant en troupeau sont déferrés. Aussi, la variété des sols va contribuer au bon état de leurs pieds, en stimulant efficacement le sabot. La corne est ainsi de meilleure qualité et son usure est plus régulière. Cela permet d’améliorer l’équilibre postural et de réduire certaines pathologies et en particulier les seimes.

Par ailleurs, le fait de marcher sur des sols plus techniques ou complexes renforce également la proprioception, la stabilité et la coordination du cheval.

Diminution du stress

Grâce à la vie en troupeau et au respect de ses besoins fondamentaux, on observe très régulièrement des effets très positifs quant à la réduction du stress chronique chez les chevaux. Ces effets sont visibles à travers la diminution de certaines formes de stéréotypies, la reconnexion à un comportement plus naturel et moins agité, notamment au moment des repas.

Se rapprocher d’un modèle d’écurie active

Malgré les nombreux bienfaits de ce type d’écuries, mettre en place ce système très particulier, notamment dans une petite structure, représente un investissement financier, matériel et logistique parfois très important.

Toutefois, il est possible d’en reproduire progressivement les principes et de tendre vers un environnement où le cheval retrouve davantage de mouvement, de liberté et de stimulation.

Pour ce faire, vous pouvez axer votre prestation sur différents points :

  • la vie en troupeau,
  • l’incitation à la marche en créant des zones d’intérêt reliées entre elles par des couloirs,
  • le fourrage à volonté.

Conclusion

Le choix d’une pension doit prendre en considération le bien-être et le respect des besoins fondamentaux de votre compagnon. L’écurie active est justement conçue pour permettre aux chevaux et poneys de vivre dans un cadre naturel, réduisant ainsi le stress et améliorant leur santé globale.

Si une structure vous intéresse, n’hésitez pas à demander à visiter les lieux avec le gérant afin de mieux comprendre la démarche, les avantages et inconvénients de ce mode d’hébergement en fonction de vos critères également.

Par ailleurs, n’oubliez pas que, quel que soit le mode de vie que vous choisirez pour votre compagnon, vous en êtes responsable lorsque vous êtes avec lui : vous devez par conséquent disposer d’une assurance de Responsabilité Civile adaptée à votre usage. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions particulières sur ce point.

L’alimentation du cheval âgé

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La vie auprès des chevaux induit, par la force des choses, le fait de voir son compagnon vieillir. Le vieillissement de nos équidés, bien que totalement naturel, s’accompagne de nombreux changements physiologiques, qui impactent directement leur alimentation et leur organisme. Digestion ralentie, dents usées, baisse de la masse musculaire sont autant de facteurs qui rendent l’état de santé du cheval senior plus délicat à maintenir.

Par conséquent, savoir adapter la ration de son cheval âgé n’est pas seulement une question de confort : c’est une vraie nécessité afin de préserver au mieux sa santé et sa vitalité au quotidien, pour lui offrir une retraite heureuse et la plus longue possible.

Dans cet article, nous verrons les raisons pour lesquelles les besoins nutritionnels évoluent avec l’âge, comment ajuster les rations et quelles sont les solutions à privilégier et les bonnes pratiques à adopter lorsque notre compagnon vieillit.

Pourquoi les besoins du cheval changent avec l’âge ?

Le vieillissement est un processus naturel qui touche tous les organismes vivants, et le cheval n’y échappe bien évidemment pas. Au fil du temps, son métabolisme, son système digestif et son état physique évoluent en modifiant intrinsèquement ses besoins en matière d’alimentation

Un organisme moins adaptatif

Le cheval âgé digère moins efficacement : en effet son système digestif perd une partie de sa capacité à absorber les nutriments essentiels. On peut observer un ralentissement du péristaltisme intestinal, mais aussi un vieillissement du microbiote, bactéries indispensables pour permettre une assimilation adéquate des nutriments, et participant également au bon fonctionnement du système immunitaire de l’animal. Le parasitisme ainsi que certaines pathologies peuvent aussi affecter le système digestif.

Ainsi, les fibres sont moins efficaces, les protéines sont plus difficilement absorbées et peu à peu ses réserves énergétiques s’épuisent. Cela peut entraîner à la longue une perte d’état ou de masse musculaire, même lorsque la ration semble suffisante. La fonte musculaire chez le cheval vieillissant est très souvent liée à la baisse d’activité. Cependant, dans certains cas, comme dans celui d’un animal atteint de la maladie de Cushing, cette fonte va être d’autant plus rapide.

Des besoins énergétiques différents

Par ailleurs, avec l’âge, les chevaux travaillent moins, et on estime souvent à tort que cela diminue leurs besoins énergétiques. Pourtant, certains équidés âgés dépensent plus d’énergie que les plus jeunes, notamment pour compenser une digestion plus difficile, ou pour maintenir une température corporelle idéale. D’ailleurs, en vieillissant, le cheval a également plus de mal à se thermoréguler : il souffre davantage de la chaleur en été, et a besoin d’avoir plus d’apport en hiver. Le plus délicat en tant que propriétaire est donc de trouver le juste équilibre entre apport calorique et dépense énergétique.

L’immunité du cheval âgé

Il est important d’être conscient que le système immunitaire du cheval fonctionne aussi moins efficacement avec l’âge. L’altération des cellules immunitaires (immunosénescence) couplée au vieillissement général de l’organisme de l’animal, vont avoir un impact sur sa capacité à réagir face aux maladies.

L’équidé senior résiste donc moins bien aux infections, aux parasites, et est plus sensible lors des changements de saison. En prenant de l’âge, il arrive fréquemment que le cheval ait aussi plus de difficultés de régulation du sucre et des graisses, ce qui peut avoir des répercussions sur le système métabolique. L’alimentation doit par conséquent venir en support des fonctions vitales en apportant des antioxydants, des vitamines et des minéraux qui deviennent indispensables pour permettre à l’individu de rester en forme.

La prévention nutritionnelle

Dès les premiers signes de vieillissement, avoir recours à une nourriture adaptée peut permettre de ralentir ces effets. Il ne s’agit pas d’attendre que son compagnon montre des signaux de faiblesse ou perde du poids, mais d’anticiper. En ajustant progressivement l’alimentation de son cheval, en surveillant son état corporel et en consultant son vétérinaire régulièrement, il est possible d’accompagner son animal durant cette étape importante de sa vie.

Les dents du cheval âgé

Si l’alimentation du cheval âgé doit être repensée, c’est également car sa bouche et ses dents changent et évoluent avec le temps. La dentition joue un rôle essentiel dans la mastication, et est la toute première étape de la digestion. Aussi, toute gêne à ce niveau se répercute très vite sur l’état général du cheval.

L’usure dentaire, un phénomène inévitable

Les dents du cheval sont hypsodontes : elles poussent et s’usent tout au long de sa vie. Cependant, à partir d’un certain âge, souvent autour de 18 à 20 ans, ce mécanisme s’essouffle. Petit à petit, certaines dents (notamment les molaires) deviennent plus courtes, parfois irrégulières et finissent par tomber. Cela entraîne une mastication incomplète et l’animal ne parvient plus à broyer de façon efficace son alimentation, et en particulier le fourrage. Cela nuit donc directement à la digestion et à l’assimilation des nutriments. On observe également au fil du temps un changement de l’angle des dents du cheval.

De plus, des irrégularités dentaires (comme les surdents ou les crochets) peuvent aussi causer des blessures dans la bouche, rendant la mastication douloureuse. Le cheval finit alors par manger plus lentement, voire par refuser certains aliments.

Reconnaître les signes d’un problème dentaire chez le cheval âgé

Certains signes doivent alerter le propriétaire quant à un potentiel problème dentaire. C’est par exemple le cas :

  • Du cheval qui recrache sa nourriture en sorte d’amas de foin mâchouillés,
  • De l’animal qui perd du poids malgré une ration qui semble correcte,
  • De celui qui salive excessivement,
  • Ou encore s’il secoue la tête, refuse le mors ou manifeste de l’inconfort.

Un suivi régulier

Un examen annuel par un dentiste équin est essentiel afin de s’assurer du bon état des dents de votre équidé, même s’il ne présente pas de symptômes évidents. Une simple surdent peut en effet suffire à perturber toute la mécanique, et donc créer des difficultés digestives. En observant l’état de sa bouche et en procédant aux soins nécessaires, le dentiste équin pourra vous alerter quant à un éventuel problème dentaire important et vous donner des conseils plus spécifiques.

S’il mentionne notamment le fait que votre compagnon âgé a perdu certaines dents, il peut alors être nécessaire d’adapter radicalement la ration et sa texture. Certains aliments seniors, ou des mashs riches en fibres sont une alternative très intéressante pour permettre une ingestion sans effort et garantir une bonne assimilation des nutriments.

Par ailleurs, tremper le foin, ou remplacer une partie du fourrage à longues fibres par des bouchons de luzerne ou des granulés de foin à réhydrater peut faciliter grandement la vie du cheval âgé.

N’oubliez pas que les dents et la bouche font partie intégrante du système digestif, et jouent un rôle majeur dans la digestion du repas. La mastication a aussi un impact sur la lubrification des aliments et le maintien d’un pH gastrique équilibré et performant.

Adapter la ration du cheval senior

Chaque cheval vieillit différemment, et si certains individus conservent une excellente condition jusqu’à plus de 25 ans, d’autres peuvent montrer des signes de vieillesse bien avant. Quoi qu’il en soit, l’âge s’accompagne de différents changements métaboliques qu’il faut savoir anticiper. Alors, adapter la ration de son compagnon permet de répondre à ces nouveaux besoins tout en évitant les carences et les excès.

Des besoins énergétiques différents

En vieillissant, on réduit très souvent le travail de son cheval, et on a tendance à baisser également l’apport nutritionnel. Pourtant, son organisme nécessite de maintenir un apport énergétique important, et ce d’autant plus lorsqu’on lui offre une (pré)-retraite au pré.

Il est donc essentiel de trouver l’équilibre entre un risque de sous-alimentation pouvant entraîner amaigrissement, fonte musculaire et baisse d’immunité, et suralimentation qui peut occasionner du surpoids, ainsi que des troubles métaboliques.

De ce fait, les fibres digestibles telles que le foin de bonne qualité, constituent la base d’une ration adaptée. Ces fibres vont permettre d’apporter de l’énergie, des protéines (matières azotées digestibles) et des nutriments, mais aussi de soutenir le transit intestinal et l’équilibre digestif.

Afin de conserver son état, il est possible d’opter pour une source de fourrage aux qualités nutritionnelles plus importantes, comme c’est le cas de la luzerne.

On peut également lui donner en complément des aliments complets spécifiquement élaborés pour les équidés seniors.

Par ailleurs, il est préférable d’assurer un apport en vitamines E et C afin de soutenir le système immunitaire, et de veiller à le complémenter en minéraux. Il est possible d’opter pour l’utilisation dans la ration de CMV (complément minéral et vitaminé), en cure ou quotidiennement selon les besoins.

Attention à l’hydratation

Comme tous les animaux, les équidés vieillissants ont tendance à moins boire. Or, une mauvaise hydratation peut avoir des conséquences particulièrement impactantes pour son état de santé, en favorisant notamment les coliques.

Afin de stimuler l’hydratation, il est possible de proposer de l’eau tiédie en hiver, d’ajouter un complément en électrolytes à l’eau de boisson ou de donner de la nourriture réhydratée en guise de ration.

Les bouchons de foin sont, par exemple, fortement appréciés par les chevaux et notamment par les individus les plus vieux, car ils sont souvent très appétents, et bien plus faciles à manger. Il est envisageable de rajouter à cette ration de foin humide d’autres types d’ingrédients, comme un aliment complet fibreux, ou encore de la pulpe de betterave afin de fournir un repas lui offrant un taux d’humidité important, et couvrant l’essentiel de ses besoins nutritionnels.

Bien sûr l’alimentation et la constitution de la ration d’un équidé vieillissant ne constituent pas une science exacte, et il est primordial de complémenter selon ses besoins et capacités. Chaque cheval réagit différemment, en fonction de son état de santé, de l’état de ses dents ainsi que de son mode de vie. Surveillez toujours son poids, son poil, son appétit et ses crottins, et n’hésitez pas à en parler avec votre vétérinaire.

Quelles solutions d’alimentation pour mon cheval âgé ?

Le foin reste un incontournable de l’alimentation équine. Il est cependant important de fournir à votre cheval âgé un fourrage de bonne qualité, vert, sec et surtout sans poussières. N’oubliez pas qu’un foin trop dur ou fibreux sera d’autant plus délicat à mâcher.

Il est possible de le tremper, ou de le remplacer tout ou partie par des bouchons de foin à réhydrater ou des fibres hachées si tant est que votre animal ait vraiment des difficultés à mastiquer.

Compléter l’alimentation de son cheval avec un complexe « senior » permet également de répondre à des besoins très spécifiques, et notamment de contribuer à l’apport en vitamines et minéraux. Selon la gamme, on peut le coupler à un mash, appétant et surtout très hydratant, afin de fournir une source d’énergie douce, et de soutenir son système digestif.

Astuces et bonnes pratiques

Au-delà même de l’alimentation, le bien-être et la longévité du cheval senior reposent sur une surveillance attentive et de bonnes habitudes. À cet âge, même de petits ajustements au quotidien peuvent faire toute la différence pour préserver à la fois sa santé, mais aussi son moral.

  • Pensez à observer fréquemment son état corporel, en s’attardant en particulier sur la ligne du dos, les côtes, le poil. À l’aide d’un ruban de mesure, n’hésitez pas à contrôler périodiquement son poids et de noter vos observations et remarques. En cas de perte rapide, un examen vétérinaire s’impose.
  • Fractionnez ses repas pour encourager l’assimilation et limiter les pics d’acidité dans l’estomac. La régularité des horaires est également importante, afin de réduire toute source de stress et améliorer l’appétit.
  • Favorisez la vie sociale et l’extérieur, en permettant à votre vieux cheval de vivre en groupe et de bouger librement, pour stimuler aussi son système digestif et renforcer en douceur sa musculature.

Enfin, continuez les rappels de vaccination, le protocole de vermifugation, et  faites des contrôles vétérinaires réguliers pour faire face aux éventuels problèmes de santé.

Quels métiers exercer dans la filière équine ?

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Travailler auprès des chevaux est un rêve partagé par un grand nombre de jeunes cavaliers ou mordus d’équitation. En effet, chaque année, des milliers de licenciés envisagent de faire de leur passion un métier.

La filière équine est en constante évolution et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, elle offre une diversité de carrières insoupçonnées, accessibles à tous les profils, même ceux qui ne souhaitent pas être en contact direct avec les chevaux au quotidien.

Dans cet article, nous allons explorer les différentes branches des métiers du cheval. L’objectif est de vous aider à élargir vos perspectives professionnelles et de découvrir que travailler dans ce secteur peut prendre bien des formes, toutes aussi passionnantes les unes que les autres.

Éduquer, soigner, monter et transmettre : au plus proche des chevaux

Lorsqu’on envisage de travailler dans le domaine équestre, ce sont souvent les métiers les plus visibles qui viennent immédiatement à l’esprit: il s’agit de ceux qui permettent généralement un contact quotidien avec les chevaux, dans les écuries, sur les terrains de concours ou dans les cliniques vétérinaires.

Moniteur d’équitation

Le métier de moniteur d’équitation est l’une des professions les plus connues et choisies dans le monde équestre. Le moniteur encadre les cavaliers débutants ou confirmés dans le cadre de l’apprentissage de ce sport. Au-delà de l’enseignement technique, son rôle est multiple allant à la fois de gestionnaire à soigneur, en passant par l’éducation du cheval.

Palefrenier-soigneur

Le palefrenier-soigneur est le professionnel qui connaît souvent le mieux les chevaux dont il s’occupe. Il assure leur confort et leur entretien au quotidien, comme le nourrissage, les soins, ou encore le nettoyage des boxes. Il joue un rôle clef dans la détection précoce des problèmes de santé ou de bien-être général chez les animaux dont il a la garde.

Ce métier réclame de la rigueur, une grande endurance physique, ainsi qu’un véritable amour des chevaux. C’est parfois un tremplin vers d’autres carrières comme celle de groom, de cavalier professionnel ou encore de gérant de structure équestre.

Cavalier professionnel

Le cavalier professionnel est un expert de l’équitation, au sens premier du terme. Souvent spécialisé dans une discipline particulière (obstacle, dressage, courses…), il travaille en lien direct avec les éleveurs, les propriétaires et les structures équestres. Il intervient le plus souvent pour entrainer les chevaux de sport en compétition, mais également pour les éduquer, ou pour les valoriser dans le cadre de la vente. Il peut être salarié d’une écurie privée ou exercer en tant qu’indépendant.

Ces métiers exigent un engagement fort, physique, mais offrent une proximité immédiate avec les équidés. Pour ceux qui souhaitent allier passion et travail au plus près des animaux, ces carrières restent généralement des voies privilégiées.

Transporteur de chevaux

Le transport de chevaux est une activité très cadrée et souvent délicate : le chauffeur se doit en effet de se conformer à la réglementation en vigueur quant au transport d’animaux vivants, être titulaire d’un permis et de formations adaptées, connaître les règles de respect du bien-être des équidés et savoir gérer les situations de stress, notamment lors de l’embarquement ou si l’animal voyage mal.

Les métiers du soin et de la santé équine

Vétérinaire équin

Le vétérinaire équin intervient pour diagnostiquer, soigner et prévenir les pathologies ou blessures. Expert de la médecine vétérinaire, il exerce souvent en clinique, mais se déplace également à domicile ou dans les écuries. Cette profession exige un haut niveau scientifique et des études longues, il faut en effet compter entre 7 et 8 ans après le bac dans une école nationale vétérinaire (ENV) pour y accéder.

Les métiers techniques : ostéopathie, maréchalerie, dentisterie…

Mais la santé des chevaux ne repose pas exclusivement sur les vétérinaires, et de nombreux autres professionnels exercent des métiers paramédicaux spécifiques, comme par exemple l’ostéopathe, le maréchal-ferrant ou encore le technicien dentaire équin.

L’ostéopathe équin travaille sur la locomotion, la souplesse ou encore les troubles articulaires. Il doit acquérir certaines notions indispensables de pratique et d’anatomie des animaux, mais aussi savoir comprendre leur comportement pour exercer au mieux son métier.

Le maréchal-ferrant quant à lui est un acteur essentiel du bien-être du cheval. Il intervient pour les soins réguliers des pieds de l’animal, en posant ou non des fers et en maintenant la bonne santé du pied.

Le dentiste ou technicien dentaire équin assure l’équilibre bucco-dentaire du cheval. La bouche est en effet une zone sensible et des douleurs ou une pathologie à ce niveau peuvent entraîner un inconfort, des problèmes d’assimilation des aliments voire des troubles du comportement.

Pour exercer, l’ostéopathe, le maréchal-ferrant et le dentiste doivent suivre une formation spécifique.

Créer et gérer sa propre structure équestre

Si les métiers plutôt traditionnels sont bien connus, de nombreuses autres postes plus orientés vers la gestion globale d’entreprise restent quelques fois dans l’ombre. Pourtant, ils jouent un rôle crucial dans le bon fonctionnement de la filière et sont souvent accessibles à des profils polyvalents.

Propriétaire de centre équestre et gérant d’écurie

Devenir propriétaire d’une structure, comme une écurie ou un centre équestre, est un projet qui attire de plus en plus de passionnés d’équitation. Mais derrière l’image bucolique d’une vie au contact des chevaux se cache une activité entrepreneuriale complexe qui demande de nombreuses compétences.

Véritable gestionnaire, son rôle est de coordonner les soins aux chevaux, d’encadrer l’équipe s’il y en a une, de s’occuper de la comptabilité, de la logistique des stocks, et se conformer à la réglementation en vigueur (accueil du public, responsabilité civile, normes sanitaires…). Par ailleurs, il nécessite aussi un sens relationnel et commercial approfondi.

Éleveur de chevaux

Le métier d’éleveur consiste quant à lui à sélectionner, faire reproduire et parfois éduquer et valoriser de jeunes chevaux, en les accompagnant jusqu’à leur mise en vente. Il s’agit d’une profession à la fois exaltante et exigeante. L’éleveur a l’avantage de pouvoir se spécialiser selon la ou les race(s) qui l’intéressent, ainsi que dans certains secteurs spécifiques.

Il requiert d’avoir des connaissances pointues aussi bien en génétique, en reproduction, en soins et en gestion administrative.

Ces métiers de gestion d’établissement ou de structure nécessitent un investissement personnel et financier important, mais permettent de construire un projet d’entreprise en lien direct avec sa passion.

Les professions alternatives autour du cheval

Beaucoup de jeunes cavaliers pensent que travailler dans le domaine équin implique obligatoirement d’être au contact direct des chevaux. Pourtant cette filière est aussi un secteur économique à part entière, avec ses entreprises, ses marques, ses médias et ses services. Cela ouvre la porte à de nombreuses carrières annexes accessibles à des profils très variés.

Les métiers commerciaux ou technico-commerciaux

Les marques spécialisées dans l’équipement du cheval et du cavalier, dans l’alimentation équine ou bien les produits vétérinaires ou de bien-être recherchent régulièrement des commerciaux capables de renseigner, conseiller, et vendre ainsi que de représenter leurs produits sur le terrain lors d’événements sportifs ou les salons. Ces métiers sont idéaux pour les personnes ayant une bonne connaissance et une proximité avec les chevaux, mais également une fibre commerciale.  

Par ailleurs, il est aussi possible de songer à créer sa propre marque, en devenant sellier, en fabriquant et commercialisant du matériel pour les cavaliers et leur monture ou encore des produits de soins.

Les métiers de gestion : exemple de l’assurance équestre

Le monde du cheval ouvre aussi la porte à tous ceux attirés par un cursus de gestion. C’est notamment le cas de l’assurance équestre, un domaine très spécifique qui nécessite une très bonne compréhension du secteur. Les compagnies spécialisées dans l’équitation, comme Equitanet, recrutent régulièrement des conseillers, des gestionnaires, des experts en sinistres voire des commerciaux. Le but étant de proposer aux cavaliers, aux propriétaires de chevaux et aux professionnels de la filière équine des garanties adaptées à leurs besoins.

Ces postes combinent en général des connaissances juridiques, une rigueur administrative et surtout une vraie écoute de la clientèle. Une formation en assurance voire en droit peut faciliter l’accès à ce secteur d’activité, mais n’est pas obligatoire.

Le droit et l’équitation

Le secteur équin peut générer de nombreux litiges lors des ventes de chevaux, des accidents voire des contentieux liés à des impayés par exemple. C’est là que peut intervenir l’avocat en droit équin. Ce métier s’adresse particulièrement aux juristes passionnés de chevaux, qui souhaitent conjuguer rigueur juridique et connaissance du terrain. L’avocat peut exercer dans la défense d’une partie, en représentant une personne ou une structure, mais peut également avoir un rôle important dans la rédaction de certains contrats ou dans le conseil juridique aux acteurs principaux du monde équestre.

Communication, marketing et événementiel

L’univers du cheval est également riche en évènements et il existe un grand nombre de professionnels dans ce domaine. Aussi, travailler dans une agence de communication, d’organisation ou au sein d’une marque peut constituer une excellente opportunité pour les cavaliers qui veulent travailler dans ce secteur.  Qu’il s’agisse de participer au lancement d’un produit, de gérer les réseaux sociaux d’une société, de coordonner la logistique de concours ou de manifestations, les missions peuvent être très diversifiées et sont souvent passionnantes.

Par ailleurs, il est aussi possible de se tourner vers les métiers du journalisme dans des revues spécialisées, mais également dans la photographie professionnelle.

Les métiers de la fonction publique

Le secteur public propose également des carrières liées à l’équitation au sens large, moins connues, mais toujours essentielles afin de soutenir et d’encadrer la filière équine.

Agent de l’IFCE (Institut Français du Cheval et de l’Équitation)

L’IFCE est un établissement public placé sous la tutelle des Ministères de l’Agriculture et des Sports, et constitue un acteur central du monde équestre. Il regroupe les anciens Haras Nationaux, ainsi que le Cadre Noir de Saumur. Il intervient pour former les professionnels, gérer les bases de données (comme le SIRE), mais aussi pour développer et valoriser l’équitation en France. Les métiers de l’IFCE peuvent être divers : formateur, technicien d’élevage ou encore gestionnaire font partie du panel des activités pouvant y être exercées.

Inspecteur ou technicien sanitaire équin

Ces professions spécifiques dépendent de la DDPP (Direction Départementales de la Protection des Populations) ou des services vétérinaires. Leur mission est de contrôler l’état sanitaire des chevaux et de veiller au respect des réglementations en vigueur, notamment liées au bien-être animal.

Technicien en chambre d’agriculture

Au sein de la chambre d’agriculture, des techniciens spécialisés sont aussi présents pour accompagner les éleveurs et les structures agricoles, en les aidant dans leurs démarches administratives, en leur donnant des conseils sur la gestion de projets d’installation ou encore en organisant le suivi des filières territoriales.

Ces spécialistes sont au contact des personnes du terrain et jouent un rôle clef dans le soutien administratif des professionnels du monde équin.

Quelles formations pour travailler dans le monde du cheval ?

Quel que soit le métier envisagé, une formation adaptée est souvent indispensable pour exercer. Pour ceux au contact direct des chevaux, comme le moniteur, le palefrenier ou encore le cavalier, les diplômes les plus courants sont le BPJEPS Activités Équestres, le CAPA Palefrenier-soigneur ou le Bac Pro CGEH.

En ce qui concerne les professionnels de la santé équine, ils doivent suivre des parcours spécifiques plus ou moins longs selon le domaine choisi, reconnus par l’État ou par des organismes agréés.

Les métiers de gestion de structures nécessitent à la fois des compétences agricoles et de gestion, et il est en général recommandé de passer par un BTSA ou une licence professionnelle afin d’avoir toutes les connaissances requises au bon fonctionnement de l’entreprise.

Enfin, pour les professions plus en périphérie du monde équin, elles s’appuient sur des cursus souvent plus généralistes, tels que le commerce, le droit, ou bien le marketing. Dans ce cas, c’est avant tout la passion des chevaux qui pourra faire la différence lors du recrutement dans des entreprises spécialisées.

Pour choisir la formation la plus adaptée à son projet, que l’on soit étudiant ou en reconversion, il est conseillé de se rapprocher de son conseiller d’orientation ou encore d’un expert de la reconversion afin de mieux cerner la carrière sélectionnée.

Le Syndrome Métabolique Équin

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Le Syndrome Métabolique Équin est une maladie de plus en plus représentée, qui affecte les chevaux, en particulier au cours du printemps. Dysfonction du système métabolique, les symptômes sont néanmoins souvent révélateurs et l’animal souffrant de cette pathologie doit faire l’objet de soins spécifiques.

Qu’est-ce que le métabolisme ?

Comme son nom l’indique, le Syndrome Métabolique Équin est une pathologie qui touche le métabolisme.

Le métabolisme correspond à l’ensemble des mécanismes cellulaires qui vont faire fonctionner correctement un organisme, en lui fournissant les moyens et l’énergie nécessaires pour :

  • assimiler son alimentation et utiliser les nutriments,
  • se déplacer,
  • se reproduire,
  • ou encore pour s’adapter à son environnement et réagir aux situations qui se présentent.

Il regroupe donc de multiples réactions chimiques, qui vont permettre à l’animal d’atteindre un équilibre malgré les variations et les évènements qu’il va rencontrer tout au long de sa vie.

Vous l’aurez compris, le moindre défaut dans le processus métabolique peut avoir un impact considérable sur la santé.

Alimentation et métabolisme

L’alimentation constitue l’un des piliers les plus importants du métabolisme chez l’animal, car il lui permet de récupérer les éléments essentiels à sa survie.

Parmi les nutriments, les sucres sont indispensables au bon fonctionnement d’un organisme et plus particulièrement du cerveau. Cependant, leur régulation (grâce au métabolisme) est primordiale, afin que leur utilisation soit optimale, mais aussi pour soutenir l’ensemble des organes et la survie de l’animal.

Le glucose est une source d’énergie : il peut être employé immédiatement ou bien stocké dans les muscles, le foie ou encore les tissus adipeux (graisse).

Ces processus sont gérés par une succession de réactions chimiques faisant partie du métabolisme et induisant par conséquent des variations de la glycémie : le taux de glucose dans le sang va en effet être important après avoir mangé, et réduire lorsque les sucres seront utilisés ou emmagasinés.

La régulation de la glycémie est conditionnée par la présence d’une hormone produite par le pancréas : l’insuline. Celle-ci va entraîner :

  • l’absorption du glucose dans les cellules, afin de leur donner de l’énergie immédiatement,
  • le stockage du glucose au sein de certains organes (le foie et les muscles).

Quelles sont les causes du Syndrome Métabolique Équin ?

Le Syndrome Métabolique Équin (ou SME) est lié à une dysfonction du rôle de l’insuline : l’alimentation du cheval joue donc un rôle prépondérant.

Une insulinorésistance

Lorsque l’animal s’alimente, son pancréas produit de l’insuline en réponse à l’arrivée et la détection de sucres dans le sang. Mais dans le cas du SME, celle-ci a un effet très réduit : on parle d’insulinorésistance.

Le glucose va alors rester présent en quantité importante dans le sang (on observera une hyperglycémie) et le pancréas va continuer de sécréter de l’insuline pour pallier à ce phénomène (entraînant aussi une hyperinsulinémie).

Les cellules ayant besoin d’un apport énergétique dans l’instant n’en auront pas suffisamment, le cycle de stockage dans le foie et les muscles va être limité et par conséquent les sucres vont être conduits vers les tissus graisseux : à la longue, le cheval va donc prendre du poids et être moins actif.

L’obésité a une conséquence directe sur l’insulinorésistance : en effet, la charge en graisse dans les tissus adipeux provoque une inflammation systémique qui tend à accentuer la résistance à l’insuline. Aussi, le SME entraîne une forme de cercle vicieux qu’il est essentiel de contrer, en prévenant et en réduisant l’obésité chez l’équidé atteint.

L’origine du Syndrome Métabolique Équin

On ne connaît pas très bien l’origine du SME chez l’équidé, mais il est évident que certains individus y sont prédisposés, comme le poney Shetland ou les races ibériques. Cette pathologie se développe surtout chez les chevaux âgés de 5 à 15 ans.

D’autres facteurs, comme une alimentation trop riche ou encore le manque d’activité physique semblent aussi jouer dans la survenue de cette maladie. D’ailleurs, les cas surgissent principalement lorsque l’herbe est la plus grasse (en particulier au printemps et quelques fois à l’automne).

Les symptômes et le diagnostic du Syndrome Métabolique Équin

Les symptômes du Syndrome Métabolique Équin sont très reconnaissables. Le cheval va en effet présenter un surpoids important et des dépôts de graisse quelques fois conséquents notamment au niveau de l’encolure. Il peut aussi souffrir d’épisodes de fourbures douloureuses.

Les juments montrent une baisse de la fertilité et globalement l’équidé sera moins énergique.

Afin de confirmer le diagnostic, le vétérinaire peut faire une prise de sang et analyser les taux de sucres et d’insuline. Il peut également réaliser un test d’assimilation du glucose.

Puis-je guérir mon cheval atteint du SME ?

Malheureusement, il n’existe pas de traitement pour le moment pour guérir un cheval souffrant de SME.

Cependant, il est possible d’adapter son environnement, son alimentation et son travail afin de l’aider à supporter au mieux les symptômes de cette pathologie et à en réduire les conséquences.

Vous pouvez privilégier une source de nourriture peu nutritive, comme du foin de graminées éventuellement récolté sur un stade avancé. Il est préférable de lui limiter l’accès à l’herbe durant les saisons les plus à risques (printemps et automne), car la végétation y est riche en sucre. Aussi, évitez de lui donner tout type de céréales et de produits contenant de l’amidon.

Il est également essentiel de rétablir un exercice régulier pour favoriser la perte de poids, de réduire la réaction inflammatoire liée à l’accumulation de graisses, afin d’améliorer sa sensibilité à l’insuline. Cependant, en raison de la potentialité des crises de fourbure, la reprise d’une activité physique peut être complexe à mettre en pratique : il est primordial d’adapter la demande aux possibilités de son animal.

Certains traitements médicaux peuvent éventuellement aider votre cheval. C’est le cas des produits anti-hyperglycémiants (comme la metformine) qui vont permettre de réduire le taux de sucre dans le sang.

Assurer son cheval pour réduire les frais vétérinaires

Vous avez des questions sur nos offres d’assurances équestres ? L’équipe d’Equitanet est à votre écoute pour vous orienter vers la formule de garanties la plus appropriée pour vous et votre équidé. N’oubliez pas que souscrire à une assurance pour son compagnon permet la prise en charge de nombreux frais vétérinaires, qui peuvent quelques fois constituer des sommes très importantes. Cela vous offre la possibilité de faire face plus facilement aux aléas de la vie avec un cheval ! N’hésitez pas à nous contacter pour un devis personnalisé.

Les tiques : attention, danger !

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Dès l’arrivée des beaux jours, les propriétaires de chevaux redoutent certains parasites : les tiques. Tous ont déjà aperçu ces petits animaux qui viennent se planter dans le pelage de leurs compagnons, et chaque année de nombreux équidés sont victimes des maladies qu’ils peuvent transmettre.

Afin de protéger au mieux nos chevaux, il est donc nécessaire de bien apprendre à connaître et reconnaître les tiques, pour pouvoir lutter efficacement contre ces envahisseurs.

Qu’est-ce qu’une tique ?

La tique est un acarien hématophage (c’est-à-dire qui se nourrit de sang), de l’ordre des arachnides. Elle se distingue des insectes par ses 8 pattes au même titre que les araignées ou encore les scorpions.

Il existe des centaines d’espèces de tiques différentes, mais en France nous en rencontrons principalement 3 : Les Dermacentor, les Ixodes et les Rhipicephalus.

La tique est un parasite reconnu de plus de 300 espèces animales, dont les chevaux et bien sûr l’Homme. On peut les retrouver de partout en France.

La période durant laquelle nos animaux (et nous-mêmes) sommes les plus enclins à être piqués par une tique est du printemps à l’automne, avec une prédisposition durant la saison chaude bien évidemment. Cependant, les tiques sont également courantes en hiver, et il peut arriver dans certaines régions d’en trouver sur son animal même au cours des moments les plus froids.

C’est grâce à des détecteurs de dioxyde de carbone présents sur ses pattes que la tique parvient à percevoir un hôte potentiel, s’accroche alors à ses poils et s’implante sur cet animal hôte pour ensuite se nourrir de son sang. Par la suite, elle termine son cycle dans la nature en se reproduisant.

Le cycle de vie de la tique

Dans son cycle de vie, la tique alterne les périodes où elle se trouve dans la nature et celles (très courtes en comparaison de sa durée de vie de plusieurs années – 4 ans environ), où elle devient l’hôte d’un animal.

Par exemple, les 4 stades évolutifs de la tique Ixode sont les suivants :

  • L’œuf est pondu par la tique adulte souvent à même le sol. Il lui faut quelques semaines pour éclore, et il en sort alors une larve.
  • La larve se fixe une première fois sur un hôte de passage ; il s’agit la plupart du temps de petits rongeurs comme les rats ou les musaraignes, mais pas uniquement. Au bout de quelques jours, elle se relâche d’elle-même au sol pour poursuivre, durant les quelques mois suivants, sa métamorphose en nymphe.
  • La nymphe va elle aussi trouver un hôte animal pour se nourrir durant plusieurs jours. Une fois repue, elle va ensuite à nouveau retomber au sol afin de subir sa dernière transformation, en adulte, et pouvoir alors se reproduire.
  • L’adulte va à son tour chercher un hôte pour se nourrir, avant, pour les femelles, de revenir pondre ses œufs directement au sol, et recommencer un nouveau cycle.

La tique et les maladies

Quel que soit son âge, la tique peut s’infecter au contact des animaux dont elle se nourrit, et ce dès le stade larvaire : en effet, si elle se fixe sur un individu atteint, elle va être contaminée, à son tour devenir porteuse et inoculer alors la pathologie à son hôte suivant.

On estime qu’environ une tique sur deux est porteuse d’une maladie qu’elle peut potentiellement transmettre.

Les maladies véhiculées par les tiques

Parmi les différentes maladies qui peuvent être propagées par les tiques, nous pouvons mentionner les plus courantes :

  • La piroplasmose ;
  • La maladie de Lyme (borréliose) ;
  • L’anaplasmose granulocytaire équine (ehrlichiose).

La piroplasmose

La piroplasmose, aussi appelée babésiose, est une maladie parasitaire très répandue en France, propagée par l’infestation des équidés par un petit organisme unicellulaire, le piroplasme. On distingue deux piroplasmes provoquant la piroplasmose chez le cheval : Theileria equi (T. equi) et Babesia caballi (B. caballi).

Les parasites, une fois introduits dans l’organisme du cheval par la tique lorsque celle-ci le pique, induisent une destruction des globules rouges présents dans le sang.  

Les symptômes principaux sont une fièvre importante, des urines sombres et des muqueuses jaunâtres ou pâles.

La maladie peut se déclarer de façon aiguë ou chronique. Le diagnostic se fait par une auscultation et une prise de sang et se soigne avec la mise en place d’un traitement à base d’imidocarbe (comme le Carbesia®).

Les chevaux peuvent être porteurs de la piroplasmose sans pour autant avoir de symptômes apparents : on dit qu’ils sont porteurs sains ou asymptomatiques. Les parasites résident alors non plus dans le sang, mais dans certains organes de l’animal. Cependant, lors d’un épisode de fatigue, ou des suites d’une maladie banale, ils peuvent retourner dans le système sanguin du cheval et causer les signes classiques de la pathologie.

La maladie de Lyme

La maladie de Lyme (ou borréliose) est, quant à elle, causée par une bactérie, Borrelia burgorferi, qui est elle aussi transmise lors de la piqûre de la tique (de l’espèce Ixode principalement).

En premier lieu, cette bactérie va entraîner une éruption cutanée qui est difficilement visible chez le cheval. Ensuite, elle va déclencher différents types de manifestations, comme de la fièvre, des raideurs et une hypersensibilité.

Selon la zone touchée par la bactérie, les symptômes peuvent être différents : troubles musculaires (ayant pour conséquences des boiteries, des problèmes de déglutition, respiratoires ou encore cardiaques…), neurologiques ou épidermiques. Elle s’exprime de façon aiguë ou chronique.

Son diagnostic se fait à l’aide d’une prise de sang, et un traitement antibiotique peut être mis en place pour soigner l’équidé.

L’anaplasmose granulocytaire équine (ehrlichiose)

L’ehrlichiose est elle aussi causée par l’introduction d’une bactérie, Anaplasma phagocytophilium, dans l’organisme d’un animal hôte, notamment à cause de la tique Ixode.

Les symptômes de cette maladie sont très nombreux, voire vagues, on observe en particulier des signes dits piro-like, comprenant de la fièvre et de la fatigue importante ainsi qu’un manque d’appétit.

Après une auscultation approfondie, le vétérinaire peut mettre en évidence l’ehrlichiose grâce à des analyses sanguines. Le traitement, à base d’antibiotiques, s’avère à ce jour très efficace pour soigner cette pathologie.

Surveillance du RESPE

Le RESPE (Réseau d’Épidémio-Surveillance en Pathologie Équine) a mis en place en 2013 une surveillance accrue concernant les maladies entraînant de la fièvre isolée, et notamment celles transmises par les tiques. Cette surveillance permet entre autres d’établir des bilans de répartition épidémiologique sur le territoire ainsi qu’une veille sanitaire. La déclaration n’est cependant pas obligatoire pour ces pathologies.

Comment protéger son cheval efficacement contre les tiques ?

Il est très complexe de protéger efficacement son cheval contre les tiques. Une surveillance quotidienne, en ôtant les parasites à l’aide d’une tire-tique adapté est déjà une bonne solution pour éviter la contamination et la prolifération.

Il est possible d’utiliser des solutions préventives et répulsives pour éviter qu’elles ne viennent s’accrocher à votre animal. Certains médicaments, comme le Butox, peuvent alors être employés.

Il existe également de nombreux produits naturels et efficaces, souvent constitués d’huiles essentielles réputées pour leurs propriétés insectifuges (comme le géranium ou encore le tea tree).

Vous pouvez aussi le fabriquer vous-même, en diluant dans une huile végétale neutre (comme l’huile de jojoba ou l’huile de coco) un mélange d’huiles essentielles de lavande, de géranium et de tea tree (en ne dépassant pas 5 % d’huiles essentielles).

Il est possible d’enduire d’huile végétale de coco le nez, les membres et la tête de votre animal afin que les tiques aient plus de difficultés à s’accrocher.

Nettoyer régulièrement ses terrains et entretenir les haies permet enfin de limiter la prolifération des tiques, dans une certaine mesure.

Le saviez-vous ?

Les frais vétérinaires liés aux pathologies vectorielles transmises par les tiques, comme la piroplasmose ou la maladie de Lyme, peuvent être couverts par votre contrat d’assurance cheval. C’est notamment le cas si votre animal est assuré au titre d’une garantie Accident et Maladie.

Il est alors possible de prendre en charge tout ou partie des factures de votre praticien en cas de souci avec votre équidé.

Avec Equitanet, choisissez le contrat d’assurance le plus adapté à votre monture. Couverture de votre Responsabilité Civile, de la mortalité, des accidents, ou encore des maladies que pourrait subir votre compagnon, nous sommes à vos côtés pour vous aider à financer les frais vétérinaires inhérents à votre rôle de propriétaire.

N’hésitez pas à faire un devis directement sur notre site internet, ou contactez-nous si vous souhaitez avoir une étude personnalisée. Ensemble, nous ferons le point sur votre situation, vos besoins, et nous trouverons une solution adaptée à votre budget et votre animal.

L’équipement essentiel du cavalier

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Comme pour toute pratique sportive, on trouve en équitation un équipement de rigueur afin de monter à cheval de façon à la fois sécuritaire, fonctionnelle et confortable. 

La sécurité : bombe, casque et gilet de protection

La sécurité est essentielle en équitation : s’agissant d’un sport dangereux, le cavalier se doit d’être protégé lorsqu’il monte. Aussi, il est vivement recommandé d’utiliser un équipement spécifique et adapté aux besoins de cette discipline. 

L’équipement de protection de base reste la bombe ou le casque : tout comme dans la pratique de nombreux autres sports comme le vélo, le casque est l’accessoire qui permet de limiter les risques de chocs à la tête, notamment en cas de chute. Il doit être ajusté à la morphologie de la personne qui le porte, et réglé correctement afin d’être le plus efficace possible.

Les différents types de casques

Les casques d’équitation peuvent être choisis soit en fonction uniquement de votre tour de tête, dans ce cas il convient de connaitre vos mensurations et éventuellement d’en essayer plusieurs afin de savoir lequel vous est le plus confortable. 

Si vous ne trouvez pas le modèle idéal, vous pouvez aussi opter pour un casque réglable. Ce type de bombe est muni d’une petite molette qui serre ou au contraire élargit le casque qui ainsi va s’adapter parfaitement à votre tête. C’est d’autant plus pratique lorsqu’il est destiné à l’usage d’un enfant : cela permet de le faire évoluer avec lui, et limite le risque de se retrouver entre deux tailles.

Attention toutefois, car lors d’un choc, la structure du casque peut être endommagée, et il peut perdre de son efficacité : il est essentiel alors d’en changer

Le gilet de protection

Le gilet de protection a beaucoup évolué au fil des années, pour devenir dans certains cas un incontournable de l’équitation. Il permet en effet de limiter les risques de blessures dorsales lors des chutes, et est approprié pour les débutants comme pour les cavaliers confirmés. 

Il existe en différents niveaux d’efficacité, allant d’une sécurisation simple (pour les jockeys par exemple) à un outil sûr en cas d’activité à risque comme le concours complet ou bien pour les débutants. 

On trouve des gilets de sécurité englobant toute la cage thoracique de celui qui le porte : il peut alors soutenir à la fois le dos, mais aussi l’abdomen et les organes internes. Sinon, certains plus rudimentaires ne protègent que le dos. D’autres sont spécialement étudiés pour répondre aux besoins d’une discipline en particulier, comme c’est le cas des gilets de cross.

Enfin, on peut également noter qu’il existe des gilets airbags, qui se gonflent lors d’une chute, et qui offrent une protection totale et utile pour le cavalier.

Au même titre que pour les casques, il est recommandé de changer de gilet à la suite d’un choc qui aurait pu altérer sa structure. 

Pantalons d’équitation et prêt-à-porter

Globalement, les marques équestres regorgent de modèles en ce qui concerne le prêt-à-porter des cavaliers : polos, chemises ou haut à l’effigie d’une enseigne, en passant par les incontournables chaussettes d’équitation, que l’on recherche une tenue de concours habillée ou un ensemble pour aller simplement s’occuper de ses chevaux, les marques proposent de tout.

S’il n’est pas de tenue unique pour monter à cheval, il est toutefois recommandé de pratiquer l’équitation avec des vêtements adaptés. Le pantalon d’équitation est un must-have : il est en effet souvent réalisé dans une matière agréable à porter, mais également résistante et renforcée aux endroits de frottement, notamment aux jambes. Il assure au cavalier du confort, et se décline en toutes couleurs et textiles pour s’ajuster à la fois à la discipline et aux goûts de chacun.

Des vêtements d’équitation existent pour chaque saison afin de protéger le cavalier, et de lui permettre une pratique de l’équitation efficace. Les vestes et manteaux sont prisés durant les saisons froides. Souvent pourvus de grandes poches, conçus dans une matière résistante et imperméable, et quelques fois dotés d’une fermeture éclair à deux sens, ils permettent de monter à cheval de manière agréable et sans souffrir du froid. Au cours de l’hiver, le choix de la tenue est particulièrement crucial pour continuer la pratique de l’équitation dans les conditions les plus favorables. 

Par ailleurs en concours, une tenue vestimentaire adéquate peut être exigée : veste, chemise, pantalon, bottes voire gants (obligatoires en dressage), lorsqu’on souhaite participer à certaines épreuves il est essentiel d’adapter sa garde-robe.

Les bottes et les mini-chaps

Les chaussants font partie du matériel de base du cavalier, presque au même titre que la bombe. En effet, il est recommandé de monter avec des chaussures fermées, afin d’éviter certains risques, notamment de coincer son pied dans l’étrier de la selle, ou encore pour protéger correctement le pied. 

Les bottes et les boots sont donc les plus répandues pour monter à cheval. Dans le cas des boots, et afin de compléter la tenue du cavalier, il est courant de porter également des mini-chaps, qui viennent préserver le bas de la jambe des frottements répétés, au même titre que le ferait la botte.

Les accessoires du cavalier

Parmi les accessoires du cavalier, on retrouve bien sûr les gants : essentiels en hiver, ils permettent également de protéger les mains lors des saisons plus chaudes. Ils sont souvent renforcés aux endroits de passage des rênes et possèdent quelques fois une partie antidérapante pour assurer une meilleure tenue et faciliter la pratique de l’équitation.

Des vêtements adaptés à sa discipline équestre et à son style vestimentaire

Bien sûr l’équipement du cavalier est aussi dépendant de la discipline qu’il exerce. Vêtements ergonomiques pour gagner de la vitesse, le jean, un classique de l’équitation western, une tenue habillée pour concourir en dressage, ou au contraire imperméable et pratique pour la randonnée, chaque activité possède ses besoins bien spécifiques ou ses codes vestimentaires. 

Mais cela n’empêche pas de laisser le choix au cavalier selon ses goûts.

Equita Lyon 2023, le rendez-vous des cavaliers

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Equita, c’est le rendez-vous annuel pour les amoureux d’équitation. Cette année encore, exposants, éleveurs, artistes et compétiteurs viennent s’y retrouver pour le plaisir de chacun. 

Dès le 1er novembre 2023, le salon ouvre à nouveau ses portes à Eurexpo Lyon pour 5 jours, afin de permettre à tous les amateurs du monde du cheval d’échanger autour de leur passion commune. 

Depuis sa création en 1995, le salon Equita est axé à la fois sur le divertissement et l’information, et c’est aussi un lieu incontournable pour acheter du matériel ou des articles pour son animal.

Equita Lyon : l’équitation autrement

Equita Lyon est avant tout un salon unique pour permettre aux visiteurs d’assister à des compétitions, de connaitre des disciplines ou des races de chevaux peu médiatisées ou encore de pouvoir s’émerveiller devant des spectacles. 

Des compétitions et des chevaux

Au programme de cette édition, vous retrouverez comme chaque année toute une partie dédiée à l’équitation classique, avec des compétitions de CSO (et notamment la coupe du monde Longines FEI de jumping), du dressage, de l’attelage ou encore de l’equifeel.

L’équitation western a également sa place au salon, avec des démonstrations de barrel racing, de travail du bétail et de mountrain trail, ainsi que des épreuves internationales comme le NRHA European Derby de reining.

Bon nombre d’éleveurs sont aussi présents afin de faire connaitre leurs chevaux et leurs spécificités. C’est l’occasion pour tout un chacun d’en apprendre davantage sur les différentes races d’équidés, et de voir évoluer certains animaux d’exception.

La culture à Equita Lyon

Le monde du divertissement est largement représenté, avec de nombreux artistes et des animations tout au long de la semaine, mais aussi des moments uniques comme le spectacle Féria ou encore le cabaret équestre.

La culture et le partage de connaissances sont toujours au rendez-vous, avec des conférences sur la santé, l’éducation ou le comportement équin. Ce type d’ateliers offre la possibilité d‘échanger et de sensibiliser les cavaliers ainsi que les novices aux besoins fondamentaux des chevaux.

Le shopping !

Évidemment, aucun cavalier ne vient à Equita sans repartir avec son lot de matériel, équipement ou de bonbons pour chevaux. Selliers, fabricants d’aliments ou encore de soins spécialisés, c’est l’occasion de rencontrer des commerçants et de recevoir des conseils sur mesure.

D’ailleurs, pour beaucoup d’exposants, Equita Lyon est avant tout un formidable moyen d’entrer directement en contact avec leur clientèle et de prendre le temps de discuter avec eux de leurs véritables besoins. C’est un moment unique qui permet de parler avec d’autres passionnés et d’échanger de nombreuses informations, toujours dans la bonne humeur.

Difficile de ne pas être happé par l’ambiance chaleureuse, la multitude de produits et d’articles dans lesquels vous baignez durant toute une journée sans repartir les bras chargés de cadeaux et de goodies pour vous et votre cheval !

Venez à la rencontre d’Equitanet !

Equita Lyon, c’est 750 exposants, 140 000 m2, 11 carrières… Et Equitanet ! Venez nous retrouver comme chaque année afin de parler de vous et de votre compagnon ! Ce sera l’occasion d’échanger en exclusivité avec notre équipe. Comme toujours, nous serons ravis de prendre le temps de discuter avec vous.

Nous vous donnons donc rendez-vous au salon Equita Lyon, à Eurexpo Lyon, du mercredi 1er au dimanche 5 novembre 2023.

Nouveau site Equitanet !

Depuis plus de 20 ans, l’équipe Equitanet est à votre disposition pour tous vos besoins en assurances équestres. Aujourd’hui, notre site internet fait peau neuve afin de vous proposer un support plus clair, plus fluide et plus fonctionnel dans lequel vous pourrez retrouver toute notre gamme de produits, de nombreuses informations, et toujours notre tarificateur d’assurance pour votre cheval.

Mais connaissez-vous Equitanet, les garanties que nous offrons et nos avantages ? Profitons de l’occasion pour vous les présenter.

Qui sommes-nous ?

Equitanet, c’est avant tout une équipe de passionnés d’équitation, qui vous propose depuis 21 ans les meilleures solutions d’assurance pour vous et votre cheval. 

Nous sommes situés à proximité de Lyon, mais notre force est de pouvoir vous offrir un service à distance avec tous les avantages d’un assureur local : connaissance de nos clients, écoute, conseil et recherche des solutions les plus adaptées à votre demande sont nos points forts.

Nous disposons d’une équipe consacrée uniquement aux particuliers, d’une autre pour les clients professionnels et d’un service sinistre spécifiquement dédié pour répondre à l’ensemble de vos besoins le plus rapidement et le plus efficacement possible. 

Nous cherchons constamment à vous épauler pour trouver les solutions d’assurance qui vous correspondent que ce soit en termes de qualité ou de prix, mais aussi en cas de sinistre.

Un service de qualité, avec un suivi personnalisé des dossiers et une réactivité importante nous permettent de proposer à notre clientèle un accompagnement unique dans les bons comme dans les mauvais moments. La distance n’est aucunement une contrainte pour nous, et nous sommes disponibles 6 jours sur 7 par téléphone ou mail, que ce soit pour un renseignement, un devis, une souscription ou la déclaration d’un sinistre.

Notre expérience dans le domaine de l‘assurance équestre et la fiabilité de nos produits font sans conteste d’Equitanet une valeur sûre !

Que retrouver dans notre nouveau site internet?

Notre nouveau site vous permettra de retrouver l’essentiel de nos prestations en quelques clics. Vous pourrez consulter nos articles de blog, ainsi que différentes informations concernant notre propre actualité et celle du monde équestre. 

Bien sûr, vous pourrez également découvrir l’ensemble de notre gamme de produits d’assurances, comme nos garanties pour les chevaux, les cavaliers propriétaires, mais aussi les professionnels.

Zoom sur nos offres principales

Nos offres chevaux

Lorsqu’on est cavalier propriétaire, notre compagnon est bien plus qu’un simple animal : c’est un véritable membre de la famille. Cependant, en cas de blessure, de coliques ou de maladie, les frais vétérinaires peuvent vite être une contrainte. Garantir son cheval est donc devenu quasiment incontournable afin de prévenir les grosses factures et de pouvoir assurer le bien-être de son animal quoi qu’il arrive. 

Pour répondre à votre besoin, Equitanet propose une gamme complète d’assurances pour les chevaux, parmi lesquelles :

  • Les assurances de Responsabilités Civiles : essentielles aux cavaliers propriétaires, elles sont souvent malheureusement négligées ou inconnues. Pourtant, elles permettent de garantir les dommages que votre cheval et vous-même pourriez causer à autrui et doivent par conséquent être l’une de vos priorités ; 
  • L’assurance en mortalité de son cheval : la perte de son compagnon pour un cavalier est une épreuve particulièrement difficile durant laquelle il est important d’être soutenu : nous sommes donc à l’écoute de nos clients pour les accompagner, les conseiller et leur permettre de franchir ce douloureux obstacle. L’assurance mortalité permet de couvrir la valeur financière de votre animal et de vous dédommager en cas de décès de celui-ci. Nous proposons également une option pour indemniser l’incinération de votre équidé ;
  • Les garanties en cas d’accident : elles permettent de vous aider à régler les factures du vétérinaire si votre cheval est victime d’un dommage : chute, blessure… ;
  • L’assurance des frais vétérinaires liés aux coliques : première cause de mortalité chez les équidés, les coliques peuvent avoir de lourdes répercussions pécuniaires pour le propriétaire, notamment si elles nécessitent une chirurgie ;
  • La couverture des frais vétérinaires en cas de maladie, par exemple s’il souffre d’une pathologie virale ou bactérienne .

Faire un devis Assurance cheval Equitanet >> https://www.equitanet.com/devis

Les assurances des cavaliers

Mais Equitanet n’assure pas uniquement les chevaux ! Nous proposons également toute une gamme pour les propriétaires et les cavaliers.

Bien sûr, nous pouvons garantir votre moyen de transport, comme votre véhicule, votre van ou votre camion. Nous avons différentes solutions pour vous assurer sur la route, afin de voyager en toute sécurité ! 

En plus de cela, nous disposons d’autres types de garanties, comme pour votre habitation par exemple, mais aussi pour vous, en tant que cavalier. En effet, il est essentiel de vous protéger personnellement, une chute étant malheureusement vite arrivée en équitation. Nous pouvons vous fournir des solutions pour vous, si vous êtes victime d’un accident.

Demandes un devis d’Assurance cavalier Equitanet >> https://www.equitanet.com/assurance-cavalier

Et les professionnels ?

Nous proposons également toute une gamme de produits destinés spécifiquement aux professionnels de l’équitation. Forts de notre expérience, nous avons des solutions de garanties pour de nombreuses activités professionnelles, mêmes celles les moins connues.

Nous pouvons vous conseiller pour garantir :

  • Votre Responsabilité Civile Professionnelle, essentielle pour votre activité et les dommages que vous pourriez causer à quelqu’un ;
  • Les locaux de votre structure équestre ;
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Chevaux mutilés : le mystère perdure

Comme nous l’avions évoqué dans notre précédent article, depuis plusieurs mois de nombreux actes de cruauté envers les chevaux sont recensés sur le territoire français. Et si les inquiétudes des propriétaires d’équidés sont actuellement plus centrées sur les problèmes d’organisation liés à la crise COVID, ils n’oublient pas que ces actes continuent, et ce malgré le contexte sanitaire.

Moins de mutilations depuis l’automne

Depuis septembre, les cas de mutilations d’équidés semblent en baisse, néanmoins ils restent toujours présents. Au cours des derniers mois, pas moins de 200 enquêtes ont été ouvertes pour plus de 400 signalements. 

Il s’avère que de nombreuses affaires se sont révélées avoir une cause accidentelle ou naturelle. Cependant l’intervention humaine demeure fortement suspectée dans 1 cas sur 6. Les investigations sont donc toujours en cours. Les procédures seront probablement longues, plusieurs pistes étant encore explorées, comme celles de jeux morbides, de pratiques satanistes, ou d’une bande organisée. 

Par ailleurs, l’affaire semble aussi s’élargir à d’autres acteurs du monde agricole, quelques signalements de bovins mutilés ayant également été recensés.

Les aides aux particuliers et aux professionnels du monde équestre

Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, a demandé la mise en place d’un numéro vert le 9 septembre dernier. Ce numéro, le 0 800 738 908, permet à des agents spécialisés de l’IFCE (Institut Français du Cheval et de l’Équitation) d’offrir un accompagnement et un soutien psychologique aux propriétaires d’équidés.

Par ailleurs, particuliers comme professionnels peuvent aussi compter sur le renfort des agents de l’État. Depuis plusieurs mois, des patrouilles sont en effet réalisées par les gendarmes, ainsi que des campagnes de sensibilisation.

Certaines collectivités territoriales vont même au-delà, en proposant des subventions pour épauler les professionnels du secteur hippique et les aider à s’équiper en moyens de surveillance. C’est notamment le cas de la Région Rhône-Alpes qui a alloué un budget de 100 000 € pour l’installation de caméras.

Les particuliers et gérants de structures n’ont cependant pas attendu le soutien de l’État pour assurer la protection de leurs animaux. De nombreuses patrouilles privées ont vu le jour, quelques fois avec l’appui de personnes nomades extérieures. Ces rondes, pour la plupart nocturnes, sont tolérées par les gendarmes dans la mesure où les groupes ne tentent pas de se faire justice eux-mêmes et qu’ils n’utilisent pas d’armes.

Une surveillance compliquée et de nouveaux stress

Beaucoup de propriétaires d’équidés semblent aujourd’hui épuisés par la situation en raison de la progression difficile des enquêtes et de la protection accrue de leurs chevaux.

Et en plus du stress qu’ils subissent, le retour du confinement soulève un certain nombre de questions, notamment celle sur la pérennité des surveillances nocturnes. 

Pour le moment, aucune autorisation officielle n’a en effet été prévue pour les détenteurs d’équidés, hormis l’attestation concernant la possibilité de leur apporter les soins indispensables. Certaines préfectures, comme celle de la Haute-Vienne, sont néanmoins plus enclines à la souplesse et la tolérance en raison des crimes commis sur les animaux au cours des derniers mois.

Précédent article sur le sujet :

Chevaux mutilés : La mystérieuse affaire qui inquiète les cavaliers

Depuis plusieurs semaines, une vague de stress inonde le monde équestre suite au recensement de nombreux actes de cruauté sur des équidés en France. Oreilles coupées, lacérations, mutilations diverses et assassinats, l’inquiétude monte auprès des propriétaires de chevaux. 

Historique des agressions d’équidés

Les premiers cas répertoriés en France

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce phénomène n’est pas nouveau. En effet, le premier cas a eu lieu en 2014 et s’est déroulé dans la Loire. 

L’équidé retrouvé décédé par ses propriétaires, présentait une oreille sectionnée ainsi que des mutilations d’un globe oculaire et des mamelles. Par ailleurs durant la même nuit, d’autres animaux (deux brebis et un mouton) furent sauvagement tués.

Un rituel satanique est à l’époque évoqué, en raison du type de mutilations réalisées et de la date (quelques jours avant la Saint Winebald, une fête satanique).

Par la suite, plusieurs cas isolés ont également été répertoriés (dans le Lot et le Puy-de-Dôme), en novembre 2017, décembre 2018 et juin 2019. Ces faits montrent de nombreuses similitudes avec celui de 2014, comme la présence là encore d’une oreille coupée, les animaux ayant tous été trouvés sans vie.

Une recrudescence des mutilations en 2020

Tout s’accélère en 2020, avec l’apparition de nouveaux cas dès le mois de février. La localisation géographique des phénomènes est si large qu’ils sont constatés quasiment sur tout le territoire français. Plus de 30 agressions au total cette année, dont une vingtaine rien qu’en août. 

Les mutilations quant à elles évoluent. Au début chirurgicales, les lésions mentionnées tendent à devenir plus grossières. Si l’oreille sectionnée reste assez fréquente, de nombreuses blessures sont faites au cou, aux yeux, aux flancs, aux membres, et aux parties génitales. Les animaux ne sont pas systématiquement mis à mort, même si dans la majorité des cas en raison de l’importance des plaies, l’intention de tuer est bien présente. 

La variabilité des modes opératoires laisse à penser que ces actes ne relèvent pas d’un seul et même individu. La psychose gagne depuis les propriétaires de chevaux, qu’ils soient professionnels ou particuliers.

Des cas similaires à l’étranger

Quelques affaires semblables ont également été déclarées dans les pays limitrophes. Celles-ci ont amené les enquêteurs à constater que des précédents avaient aussi eu lieu à l’étranger. C’est par exemple le cas de celui que la presse surnommait « l’éventreur de chevaux », qui sévissait au Royaume-Uni durant les années 80 et 90. Là encore, les preuves et indices étant quasi inexistants, de nombreuses thèses étaient évoquées (entre autres celle de l’intervention de plusieurs individus isolés). Mais l’enquête n’a malheureusement jamais abouti. 

Où en sont les enquêtes en France ?

Pour le moment, aucune piste n’est exclue. En effet, les sévices ont lieu la plupart du temps la nuit, alors que les animaux victimes ne bénéficient pas d’une surveillance rapprochée de leur propriétaire. Ne disposant pas de traces ADN exploitables, de témoignages concrets concernant l’identité des agresseurs, ni de photos ou de vidéos, il est difficile pour la police de faire son travail.

Les 153 enquêtes en cours ont été ouvertes localement. Mais depuis peu, elles sont suivies par la Police Judiciaire, le Service Central du Renseignement Territorial (SCRT) ainsi que l’Office Central de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et à la Santé Publique (OCLAESP). 

Les recherches ont pu avancer en raison de l’attaque de la nuit du 24 au 25 août au Ranch de l’Espoir dans l’Yonne. Le propriétaire de ce refuge pour animaux a surpris 2 individus qui, armés d’une serpette et non cagoulés, ont tenté de s’en prendre à lui ainsi qu’à ses chevaux. Il s’en est sorti avec une blessure au bras, ses équidés présentant quelques plaies. Ayant vu l’un de ses assaillants, la victime a pu établir un portrait-robot largement diffusé par la suite sur les réseaux sociaux. 

Malheureusement, il n’y a pour le moment toujours aucun indice concret sur l’identité et les motivations des agresseurs. Néanmoins, les moyens mis en œuvre pour tenter de les trouver sont conséquents : sensibilisation dans les territoires, drones, hélicoptères de surveillance, bornage téléphonique, analyses ADN et scientifiques sont en effet déployés. 

La solidarité entre propriétaires de chevaux

Les détenteurs et amoureux d’équidés font preuve d’une forte solidarité. De nombreux groupes sur les réseaux sociaux ont vu le jour pour relayer les informations importantes et les alertes. C’est notamment le cas de « Justice pour nos chevaux », créé sur Facebook par la propriétaire d’une des juments tuées durant le mois d’août et rassemblant plus de 20.000 membres.

L’entraide est également très présente pour surveiller les pâtures. Les nomades (tels que les camping-caristes) proposent leurs services afin de garder les animaux gracieusement et les voisins font généralement preuve d’une vigilance accrue.

Des patrouilles sont organisées dans de nombreuses régions afin de traquer les agresseurs et rodeurs. La gendarmerie les tolère, mais rappelle à ne pas se faire justice soi-même et surtout ne pas intervenir et prévenir les autorités lors de toute activité suspecte.

Néanmoins, elle craint aussi les potentiels débordements, l’inquiétude et la colère chez les propriétaires les poussant dans certains cas à s’armer de fusils durant ces rondes. D’ailleurs, cette angoisse grandissante alimente la propagation de fausses informations, en particulier sur les réseaux sociaux.

Quelles recommandations pour les propriétaires d’équidés ?

La Gendarmerie Nationale recommande vivement aux propriétaires de surveiller quotidiennement leurs équidés afin d’assurer une présence régulière auprès des animaux, vérifier qu’aucune intrusion douteuse n’ait eu lieu et dissuader les agresseurs. 

Il est préférable d’éviter de laisser le licol aux chevaux pour qu’ils ne deviennent pas des proies trop faciles. 

L’installation de caméras de chasse peut également s’avérer utile afin d’être alerté en cas de mouvements étranges, mais aussi pour prendre des photos ou des vidéos dans le but d’approfondir les enquêtes.

Il est important de rester vigilant face à ces gestes et de signaler tout comportement suspect ou tout acte malveillant en appelant le 17.

Quelles sont les sanctions encourues ?

Suite à ces attaques, de nombreux acteurs de l’équitation ont été profondément touchés, et c’est bien sûr le cas de l’ensemble de l’équipe d’Equitanet.

Certains organismes ont décidé de se porter partie civile au côté des propriétaires des chevaux victimes, tels que la Fédération Française d’Equitation, l’Ordre des Vétérinaires, la Société Nationale pour la Défense des Animaux, la Fondation Brigitte Bardot et 30 Millions d’Amis pour ne citer qu’eux.

Pour acte de cruauté commis sur un animal, les agresseurs encourent deux ans d’emprisonnement et 30.000 € d’amende.