Rafraichir son cheval en été

Rafraichir son cheval en été

Mis en avant

L’été est toujours un moment très attendu par les cavaliers : c’est l’heure des vacances, des balades en forêt et des journées plus longues ! Mais le cheval est particulièrement vulnérable lorsque les températures se mettent à grimper. Fatigue, déshydratation et coup de chaleur constituent des risques importants pour les équidés durant cette période. Il est donc essentiel de savoir anticiper ces problématiques, et de reconnaître les signes avant-coureurs liées à la chaleur  afin de préserver la santé et le bien-être de son compagnon.

Découvrez dans cet article les techniques les plus efficaces pour rafraîchir votre cheval en été, les difficultés causées par la chaleur durant cette saison et les bons gestes à adopter au quotidien pour l’aider à mieux réguler sa température.

Pourquoi faut-il rafraîchir son cheval en été ?

La chaleur : un défi pour le cheval

Le cheval est un animal naturellement endurant, fait pour résister aux changements climatiques de nos régions. Cependant, il n’en demeure pas moins très sensible aux variations du climat.

Afin de lutter contre la chaleur, les équidés régulent leur température par deux moyens : la transpiration (où ils perdent quelques fois des quantités considérables d’eau et d’électrolytes), et la vasodilatation (dilatation des vaisseaux sanguins périphériques situés sous la peau).

La thermorégulation repose donc en grande partie sur ces deux mécanismes, mais lorsqu’il fait trop chaud, ceux-ci peuvent devenir inefficaces, surtout si le cheval est actif. Cela entraîne une montée de sa température corporelle, qui peut avoir des répercussions importantes sur son état de santé.

Ainsi une hyperthermie peut très vite devenir dangereuse pour l’animal, et sans intervention le cheval peut rapidement souffrir de tachycardie, d’un épuisement intense, pouvant aller jusqu’à la perte de conscience voire le décès : c’est le coup de chaleur.

Comment rafraîchir efficacement son cheval en été : techniques, astuces et aménagements

En période de fortes chaleurs, les équidés ont besoin de leur propriétaire pour se protéger correctement contre la hausse des températures. Heureusement, il existe de nombreuses techniques faciles à mettre en place et efficaces pour aider son cheval à se rafraîchir, que ce soit après un effort ou au quotidien.

Surveiller l’eau et l’accès à l’ombre

Un cheval adulte peut boire plusieurs dizaines de litres d’eau par jour, et d’autant plus en été, afin de pallier à la chaleur et à la sudation. Aussi, assurez-vous qu’il ait en permanence une eau fraîche et propre à volonté. L’eau ne doit pas être trop froide pour ne pas provoquer de troubles digestifs. Il doit aussi avoir à disposition une pierre à sel si possible enrichie en minéraux.

Votre compagnon doit également avoir de quoi s’abriter du soleil et se tenir à l’ombre : arbres et abris sont donc indispensables au cours de cette période, et le cheval doit pouvoir s’y abriter facilement entièrement.

Doucher son cheval régulièrement

La douche est l’une des méthodes les plus rapides et les plus efficaces pour faire baisser la température du cheval. Il est important d’utiliser de l’eau fraîche, mais non glacée et de débuter la douche par les membres, en remontant progressivement vers le poitrail, l’encolure et le corps. Une fois l’animal mouillé, raclez-le avec un couteau de chaleur.

N’hésitez pas à répéter l’opération plusieurs fois, et notamment après un exercice ou un effort.

Doucher… sans douche

Si vous n’avez pas accès à l’eau courante à l’endroit où réside votre cheval, il est toutefois possible de le rafraîchir et de lui donner une « douche » également. Munissez-vous de seaux d’eau fraîche et d’un arrosoir pour le mouiller. Certaines zones sont importantes à refroidir : l’encolure, le poitrail, l’intérieur des cuisses, les membres et la tête (en prenant soin d’éviter les oreilles et les yeux) comptent parmi les endroits à privilégier.

Aménager le lieu de vie

Si vous avez la possibilité de modifier sur le long terme l’environnement de votre cheval, ou que vous êtes en train de réfléchir à cet aménagement, n’oubliez pas que certains petits ajustements permettent très facilement de limiter la chaleur ambiante :

  • Orientez les abris de manière à capter un peu le vent et de façon à le protéger du soleil aux heures où les températures sont les plus fortes,
  • Prévoyez la possibilité d’aérer les zones de stabulation ou les boxes,
  • Évitez les sols trop chauds et privilégiez l’herbe, la terre battue ou le sable clair par exemple,
  • Au paddock, créez des zones ombragées mobiles à l’aide de bâches ou de toiles tendues si vous ne disposez pas d’assez de végétation ou d’abris.

Aérer l’espace

Si possible, installez votre cheval dans un lieu aéré et ombragé et privilégiez un accès à l’extérieur pour votre animal, à condition qu’il dispose d’un endroit frais où se reposer.

Si toutefois il doit demeurer en box, un brumisateur peut aider à humidifier certaines zones. Couplé à un ventilateur placé en hauteur et sécurisé, ce dispositif permet facilement d’améliorer la circulation de l’air, notamment si l’espace est peu ventilé.

Bien évidemment il est important de ne pas diriger le ventilateur directement sur votre cheval et d’autant plus s’il vient d’être douché.

Adapter les horaires de sortie ou de travail

Prévoyez un planning de travail pour votre équidé adapté en fonction de ses conditions physiques et des températures extérieures. Limitez les sorties entre 11h et 17h, les heures les plus chaudes de la journée, et en cas de canicule, réduisez l’intensité ou le nombre de sorties de votre cheval, et privilégiez des exercices plus doux comme le travail en liberté.

Donner des minéraux

En transpirant, le cheval ne perd pas que de l’eau : il perd également ses réserves en minéraux (sodium, potassium, chlorure, calcium, magnésium). Ces éléments, aussi appelés électrolytes, sont absolument nécessaires au bon fonctionnement de son organisme, de ses muscles et au maintien de son équilibre hydrique.

Durant les périodes de fortes chaleurs, et d’autant plus si le cheval a une activité physique, il est recommandé de complémenter son alimentation avec des solutions enrichies en minéraux, dites électrolytiques, ou de lui mettre à disposition un bloc à lécher contenant à la fois des minéraux, des vitamines et des oligo-éléments.

Vous pouvez d’ailleurs faire le test chez vous en proposant à votre animal une eau claire, et une eau supplémentée en électrolytes afin de le laisser choisir ce dont il a besoin.

Le rafraîchir de façon ponctuelle

En été, il faut quelques fois laisser de la place à son imagination pour rafraîchir son cheval ! Profitez du pansage pour le brosser avec une éponge humide, couvrez-le de serviettes préalablement trempées dans l’eau, vaporisez-le avec un spray, prévoyez de lui offrir une piscine gonflable ou emmenez-le se baigner dans un cours d’eau !

Les principaux risques liés à la chaleur chez les chevaux

Lorsque les températures estivales s’affolent, le cheval peut très rapidement se retrouver en difficulté, notamment s’il est travaillé, monté ou transporté durant les heures les plus chaudes. Il est par conséquent important de comprendre quels sont les principaux risques liés à la chaleur afin de pouvoir prévenir les complications et agir au plus vite en cas de besoin.

La déshydratation

Afin de réguler sa température corporelle, le cheval utilise la transpiration, pour évacuer la chaleur. Ce mécanisme possède néanmoins ses limites, et lorsqu’il transpire de façon très abondante, il perd non seulement de l’eau, mais également des électrolytes essentiels pour le fonctionnement de son organisme (sodium, potassium…). Par conséquent, il est indispensable en période de forte chaleur ou de canicule d’être prudent sur ces pertes.

Les signes de déshydratation chez le cheval sont facilement visibles : le test du pli de peau, au niveau du poitrail, est un moyen simple et efficace de s’assurer que son équidé n’en souffre pas. De même, si vous constatez que ses muqueuses sont sèches, que ses urines sont concentrées ou tout bonnement qu’il manque d’appétit, cela peut évoquer également une déshydratation.

Si tel est le cas et qu’aucune mesure n’est appliquée, cette déshydratation peut avoir des répercussions néfastes sur sa santé en évoluant vers un état de fatigue important ou des coliques digestives.

Le coup de chaleur

Le coup de chaleur ou hyperthermie est l’un des risques les plus redoutés lors des épisodes de fortes chaleurs. Il survient en particulier lorsque l’organisme du cheval n’arrive plus à lutter contre l’augmentation de sa température interne. Cela peut être la conséquence d’un effort important durant un moment particulièrement chaud, d’un transport mal ventilé ou simplement après une exposition prolongée au soleil et sans abri.

Certains symptômes sont impérativement à surveiller, tels que :

  • L’accélération de la respiration ;
  • La température du cheval et notamment si celle-ci dépasse 39,5°C ;
  • Une léthargie pouvant être accompagnée de tremblements ;
  • Une absence de transpiration.

Sans refroidissement rapide de l’animal, le coup de chaleur peut entraîner des atteintes physiologiques graves et notamment neurologiques, voire la mort : c’est une urgence vétérinaire.

Perte de performance et troubles musculaires

Même sans atteindre une pathologie critique, la chaleur altère la capacité du cheval à faire de l’exercice. En effet, lorsqu’il est exposé à des températures hautes, sa fréquence cardiaque et sa respiration vont naturellement être impactées et ses muscles vont se fatiguer plus vite. Par ailleurs, sa récupération sera moins facile.

Par conséquent, chez les équidés de sport, cela peut avoir un impact sur les performances, mais également engendrer d’autres problématiques, telles que des courbatures, des blessures voire un coup de sang.

Par ailleurs, chez le cheval de loisir, le moindre effort peut quant à lui être éprouvant d’autant plus s’il travaille de façon irrégulière.

La chaleur peut enfin avoir des répercussions sur le comportement de l’animal, qui peut sembler plus fatigué, moins attentif, voire plus irritable.

Des besoins différents pour chaque cheval

Si tous les chevaux ont besoin de fraîcheur durant les épisodes caniculaires ou de fortes chaleurs, certains nécessitent une attention particulière, selon leur âge, leur activité ou encore leur état physiologique.

Mon cheval de sport en été

Les chevaux de sport sont soumis à des efforts soutenus, et en été il est essentiel d’être d’autant plus vigilant quant à leur état. Après chaque séance avec votre animal :

  • Pensez à le doucher avec soin,
  • Offrez-lui un repos à l’ombre,
  • Donnez-lui un complément en électrolytes si besoin,
  • Surveillez les signes de fatigue inhabituelle ou d’hyperthermie.

Juments suitées, poulains et chevaux d’élevage

Les juments suitées ou allaitantes sont très sensibles à la chaleur et ont besoin d’un apport hydrique très conséquent. Elles doivent donc bénéficier d’un  accès permanent à une eau propre et fraîche, à volonté, d’une zone d’ombre propice au repos et suffisamment grande, ainsi que d’une alimentation adaptée.

Par ailleurs, les poulains ont quant à eux une thermorégulation immature : évitez donc les sorties en pleine journée, et assurez-vous qu’ils puissent se coucher à l’ombre et boire facilement. Surveillez régulièrement leur bonne hydratation par le test du pli de peau.

Chevaux de loisirs

Un cheval peu entrainé, ou en surpoids, peut véritablement peiner à supporter la chaleur, même au repos. Veillez à maintenir une activité douce, régulière et adaptée à votre compagnon aux heures les plus fraîches et surveillez le moindre signe de surchauffe.

Les signes de surchauffe chez le cheval : savoir réagir vite

Un cheval qui souffre fort de la chaleur peut voir sa température corporelle augmenter sans parvenir à la faire redescendre. Soyez vigilant durant la saison estivale aux signes les plus fréquents :

  • une respiration rapide et courte,
  • une température rectale élevée (plus de 39,5 °C),
  • des muqueuses rouges et/ou sèches,
  • une absence ou un excès de transpiration,
  • une faiblesse inhabituelle ou des troubles de la coordination.

En cas de doute, douchez votre cheval immédiatement, mettez-le à l’ombre, donnez-lui de l’eau et des électrolytes, et contactez votre vétérinaire.

Conclusion

La chaleur en été peut très rapidement avoir des conséquences désastreuses pour le cheval. Aussi, il est primordial de veiller à son bien-être en particulier durant cette saison, en combinant des techniques de rafraîchissement, des aménagements du lieu de vie et de ses sorties, ainsi qu’en étant attentif à tout signe avant-coureur.

Et parce que même les meilleurs soins ne préviennent pas tous les imprévus, n’oubliez pas que souscrire une assurance équine adaptée reste une mesure de sécurité essentielle pour vous comme pour votre cheval. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter nos spécialistes de l’assurance équestre.

La prévention et le traitement des blessures courantes chez les chevaux

Mis en avant

Tout gardien d’un animal, et notamment d’un équidé, se doit de maintenir son bien-être de façon quotidienne. Or, les soins nécessaires et les points à observer ne s’improvisent pas, et se doivent d’être réalisés chaque jour pour veiller à la bonne santé de votre cheval, prévenir les maladies et panser les blessures accidentelles au plus tôt.

Prévenir les pathologies du cheval en respectant ses besoins fondamentaux

Le bien-être du cheval, qu’il soit physique ou mental, passe tout d’abord par le respect de ses besoins fondamentaux : être en contact avec ses congénères, être actif, avoir une bonne alimentation et un lieu de vie adapté en font partie.

Une vie sociale et de l’exercice physique pour contribuer au bien-être de son cheval

Tout équidé doit pouvoir être en contact avec des membres de son espèce. Animal grégaire, il a besoin de communiquer vocalement, en observant, en sentant, mais également en touchant les autres. Le contact social est une condition nécessaire au maintien de son bien-être mental et de son équilibre. 

Par ailleurs, il est essentiel de pouvoir lui permettre d’être actif tout au long de la journée : marcher en s’alimentant, jouer avec ses congénères, travailler avec son cavalier : le cheval est un animal qui a besoin de se dépenser.  Outre l’intérêt indiscutable sur sa santé physique, cela va favoriser une bonne circulation sanguine, mais également le fonctionnement adéquat de son système digestif. 

Une bonne alimentation pour limiter les pathologies digestives

L’alimentation du cheval va dépendre d’un certain nombre de facteurs comme son degré d’exercice, son âge, sa condition physique, son lieu de vie ou encore sa race.

Néanmoins, l’essentiel de sa nourriture doit être fait de fourrage, pour répondre aux besoins naturels de son système digestif et à ses capacités intrinsèques. Le cheval est avant tout fait pour se nourrir de fibres dans lesquelles il va trouver les nutriments indispensables pour faire fonctionner son organisme au mieux, et de la façon la plus performante. 

Les fibres vont aussi lui permettre de secréter de la salive : celle-ci possède un rôle fondamental dans la neutralisation du pH de l’estomac, et réduit donc les risques de certaines pathologies comme les ulcères. 

Le foin va favoriser un transit long et respectueux de son système intestinal, qui va être stimulé en continu. Cela limite naturellement les arrêts ou les ralentissements du transit.

Un lieu de vie adapté 

Un lieu de vie adapté aux équidés, c’est avant tout un endroit avec suffisamment d’espace pour qu’ils puissent marcher ou courir, tout au long de la journée. Il possède de quoi s’abriter du vent, des intempéries ou de la chaleur. 

Il peut donc s’agir d’un box avec un accès à un paddock d’une taille importante, ou d’une pâture. Dans tous les cas, il est propre et sans risques pour lui. 

Des soins quotidiens pour mieux prévenir les maladies

Un cheval requiert des soins réguliers : cela va en effet permettre à son propriétaire d’améliorer leur relation, de vérifier que son animal est en bonne santé et de détecter de façon précoce les éventuels soucis.

Un pansage dans les règles de l’art 

Panser son cheval est un moment très apprécié des cavaliers, mais aussi de leur monture. C’est souvent la toute première étape lorsqu’ils leur rendent visite. 

Le brossage va nettoyer le poil du cheval, et aussi le préparer mentalement à une séance d’exercice. Mais surtout, cela va permettre de contrôler l’état de son animal : constater la présence d’éventuelles plaies, parasites, ou encore zones sensibles. 

Le pansage doit comprendre une vérification de l’ensemble des parties du corps de votre cheval, y compris la tête, les yeux et le dessous du ventre. Il est primordial de prendre le temps de tout observer et d’être attentif à la moindre blessure.

Les sabots et les membres doivent faire l’objet d’une vérification minutieuse également. L’état du pied, une odeur désagréable, une éventuelle sensibilité au toucher, une chaleur peuvent alerter le cavalier d’un souci. 

Mouches et tiques

Les parasites du cheval peuvent avoir un effet néfaste sur sa santé : les mouches peuvent par exemple être la cause d’une infestation de vers intestinaux, et les tiques sont susceptibles d’être porteuses d’un très grand nombre de pathogènes. 

Aussi, le retrait des mouches plates, l’élimination des tiques et la prévention de façon globale contre les parasites à l’aide de traitement naturels ou non s’avèrent souvent très efficaces pour lutter contre certaines maladies.

Pour ce faire, il faut veiller à la bonne vermifugation de son animal, l’utilisation de produits répulsifs contre les insectes notamment en été (principalement commercialisés sous la forme de sprays à appliquer lors du pansage). 

Apprendre à observer son cheval

Certaines pathologies ne sont pas toujours visibles d’un premier abord : un équidé malade peut simplement montrer un comportement différent, ses membres peuvent être légèrement gonflés ou il peut avoir une démarche anormale…

Aussi, il est essentiel de bien connaitre son cheval et apprendre à repérer ces signes nécessite de bien l’observer.

Lors de chaque visite, prenez le temps d’être attentif à votre compagnon, à son comportement. Vous semble-t-il fatigué, ou au contraire un peu trop agité, se déplace-t-il correctement ? Le moindre détail peut vous permettre d’approfondir les recherches.

Que faire si mon cheval se blesse : soigner les pathologies courantes

Soigner une plaie cutanée

Une lésion, même petite, doit toujours être soignée et surveillée : elle reste une brèche dans l’épiderme du cheval, qui est la première barrière de défense contre les bactéries, et donc représente une entrée directe pour les pathogènes. Sans soin, elle peut devenir la source d’une infection plus grave. 

Si lors du pansage vous repérez une plaie, il est essentiel de respecter deux étapes : le nettoyage et la désinfection.

Le nettoyage retire les saletés qui se trouvent autour et sur la blessure. Il doit se faire avec un produit adapté à l’endroit (peau, muqueuse…) et à l’animal. Le plus couramment utilisé est la povidone iodée sous la forme de savon liquide (Bétadine). Il est aussi possible dans certains cas de raser le pourtour de la zone afin de faciliter l’entretien.

La désinfection permet ensuite d’éliminer les pathogènes présents sur la plaie et de limiter les risques d’infection ou de surinfection.

Il est nécessaire de respecter ce processus quotidiennement jusqu’à la cicatrisation complète.

Les boiteries

Les boiteries chez le cheval peuvent avoir de nombreuses origines, mais si vous constatez que votre équidé boite, il est tout d’abord recommandé de vérifier l’absence de plaie, et de réaliser un nettoyage minutieux des sabots : un caillou ou un simple objet peut s’être glissé dans les lacunes ou la sole et en être la cause principale.

Par ailleurs, si le membre est engorgé, il est possible de le doucher pour le refroidir et le soulager.

Si la raison n’est pas visible ou rectifiable dans l’immédiat, et même s’il ne s’agit souvent pas d’une urgence vitale, il est conseillé de prendre rendez-vous avez le vétérinaire afin de procéder à des examens complémentaires. En effet, si certaines boiteries peuvent se soigner d’elles-mêmes, d’autres au contraire vont perdurer, voire s’accroitre, au détriment du bien-être de votre animal.

Constater un début de crise de coliques

Les coliques sont la première cause de décès chez les chevaux, et tous les équidés, même les plus rustiques, peuvent être touchés. Les signes de la colique sont très reconnaissables : l’animal semble nerveux, regarde ses flancs, va se donner des coups de pied au niveau de l’abdomen, se coucher et se relever souvent. 

Si tel est le cas, commencez par restreindre l’accès à la nourriture, et faites-le marcher. Écouter son ventre peut être une bonne indication, surtout s’il est silencieux. Son système digestif doit en effet toujours émettre des bruits intestinaux, signe d’un transit en fonctionnement. 

Enfin, appelez votre vétérinaire : les coliques sont une urgence vitale pour le cheval et le poney.

Les pathologies du sabot

Parmi les désordres récurrents des pieds du cheval, on va retrouver les abcès, les seimes, la pourriture de la fourchette ou encore les bleimes.

Si la pourriture de la fourchette est distinguable par sa mauvaise odeur et son état visuel, et traitable avec certains produits comme la liqueur de villate, il n’est cependant pas toujours évident de connaitre la cause exacte d’une douleur.

En touchant le sabot, vous pourrez identifier une éventuelle source de chaleur, une gonfle ou, si le pied est clair, un hématome. 

Les pathologies du sabot vont presque systématiquement entrainer une boiterie. Dans tous les cas, une visite du maréchal-ferrant peut être nécessaire : en sondant le sabot, il pourra déterminer la localisation précise de la douleur et proposer un diagnostic.

Les premiers gestes à avoir en cas de souci 

En tant que propriétaire, certains gestes se doivent d’être connus pour pouvoir réagir en cas d’urgence. 

Il est par exemple conseillé d’avoir toujours à portée de main un thermomètre pour pouvoir prendre la température de son cheval, qui se situe normalement entre 37,5 et 38°C. Elle peut être amenée à fluctuer légèrement, notamment s’il se réveille juste ou au contraire s’il vient d’avoir une activité importante. 

Il est aussi essentiel de savoir évaluer son rythme cardiaque, en prenant son pouls sur une artère. Les endroits les plus simples sont sous la ganache et au niveau du boulet. La fréquence cardiaque d’un cheval est d’approximativement 40 battements par minute au repos, et jusqu’à 5 fois plus en cas d’exercice intense.

Enfin, vous pouvez également déterminer sa fréquence respiratoire, en comptant le nombre de cycles inspiration – expiration par minute (environ 12 chez un individu adulte et en bonne santé).

N’oubliez pas que votre vétérinaire est là : en cas de doute, il est préférable de l’appeler. De nombreux indicateurs peuvent être intéressants à fournir au praticien, tels que :

  • la résultante de l’observation de votre cheval, 
  • la prise de sa température, 
  • la mesure de ses fréquences cardiaque et respiratoire,
  • la vérification de son hydratation (par le pincement du pli de peau ou la couleur des muqueuses),  
  • l’écoute de son ventre…

Ces premières données lui permettront de mieux appréhender une éventuelle urgence et de venir plus rapidement si besoin.

Assurer son cheval : pourquoi ?

Même en étant toujours prudent, il reste impossible de prémunir son cheval de tout accident ou maladie, et les frais vétérinaires peuvent alors vite s’accumuler. 

Aussi, il est possible de souscrire une assurance cheval afin de pouvoir supporter les factures de soins de votre compagnon et ainsi contribuer plus sereinement au maintien de sa bonne santé tout en s’affranchissant de l’aspect financier.

N’hésitez pas à faire un devis gratuit sur notre site internet, ou à contacter notre équipe de passionnés d’équitation pour échanger avec eux sur vos besoins, et trouver ensemble la formule la plus adaptée.

Choisir sa couverture cheval

Bien choisir la couverture de son cheval pour l’hiver

Mis en avant

L’hiver approche, et en cette saison, votre cheval peut avoir besoin d’une couverture. Mais il existe de nombreux modèles sur le marché, et il n’est pas toujours évident de trouver celle qui conviendra parfaitement à votre compagnon. Alors, si vous vous demandez comment la choisir, quels paramètres prendre en compte, et quel modèle convient le mieux à votre cheval, cet article est fait pour vous.

Une couverture pour mon cheval : pour quels besoins ?

Tout d’abord, il est essentiel de prendre en compte les besoins de votre animal pour déterminer quel type de couverture choisir. 

Souhaitez-vous lui offrir une couverture :

  • Parce qu’il est tondu ? 
  • Parce qu’il est âgé et qu’il ne produit plus assez de poil d’hiver ? 
  • Parce qu’il est plutôt frileux et qu’il ne possède pas d’abri ? 

L’identification des besoins de votre équidé est primordiale, afin de pouvoir par la suite choisir le modèle qui lui conviendra le mieux. 

Le choix de la couverture

Les couvertures d’hiver sont différenciées selon plusieurs paramètres et notamment : leur taille, leur grammage et le nombre de deniers de leur tissu.

Trouver la bonne taille de couverture

Comme pour tout équipement, il est essentiel de sélectionner une couverture qui conviendra parfaitement au gabarit de votre animal. Cela lui permettra d’être efficace et réduira le risque de blessures. 

Pour trouver la taille appropriée à votre cheval, munissez-vous d’un mètre-ruban et prenez ses mesures du poitrail jusqu’à la queue, ainsi que sa hauteur au garrot. Les tailles de couverture peuvent être exprimées en cm (allant de 55 cm pour les individus les plus petits à 155 pour les équidés les plus grands), ou en pouces s’il s’agit d’un modèle anglais.

Les couvertures d’écuries et les couvertures d’extérieur

Une fois la taille choisie, deux modèles peuvent s’offrir à vous : les couvertures d’écuries ou les couvertures d’extérieur.

Les couvertures d’écuries sont conçues pour une utilisation en box ou dans un environnement clos et surtout couvert. Elles ne sont pas imperméables et servent principalement à couvrir votre cheval et à lui procurer de la chaleur pendant la journée ou la nuit.

Les couvertures d’extérieur quant à elles ont la particularité d’être imperméables. Elles protègent votre équidé des conditions climatiques telles que la pluie, la neige ou le vent. On en distingue deux catégories : les imperméables simples et les couvertures chaudes.

Les imperméables simples

Les couvertures imperméables ont pour principal objectif de protéger votre cheval du vent et de la pluie. Elles conviennent parfaitement en intersaison ou si votre cheval conserve son poil d’hiver (s’il n’est pas tondu, par exemple, ou si vous effectuez une tonte légère). Elles sont également utiles si votre cheval n’a pas accès à un abri pendant les fortes chutes de pluie ou de neige en automne ou en hiver.

Les couvertures molletonnées : l’importance du grammage

Les couvertures plus épaisses sont composées d’un rembourrage pour maintenir la chaleur du cheval pendant les périodes les plus froides. Leur différence réside dans la quantité de ouate à l’intérieur, exprimée en grammes par mètre carré. 

Un grammage élevé signifie que la couverture bénéficie d’une meilleure isolation thermique. 

Les imperméables ont un grammage de 0g, tandis que les couvertures plus épaisses commencent à partir de 50g et peuvent aller jusqu’à 400g. 

Il est essentiel d’adapter le grammage en fonction de votre cheval, de son état de santé, de sa tonte ou de sa quantité de poil d’hiver. Selon les saisons, vous pourrez avoir l’utilité de plusieurs couvertures de grammages différents afin de vous adapter aux conditions météorologiques ou aux besoins de votre animal. Il est également possible d’utiliser une sous-couverture, c’est-à-dire une couverture polaire placée sous la couverture principale, mais assurez-vous cependant qu’elle soit bien ajustée afin qu’elle ne cause pas de blessures à votre compagnon.

L’intérêt des deniers

Les deniers d’une couverture représentent la résistance du tissu. Il s’agit du poids en grammes d’une matière pour une longueur de 9 mètres. Un nombre de deniers élevé indique donc une plus grande résistance de la couverture. 

Le choix du nombre de deniers va dépendre du mode de vie de votre cheval. Par exemple, un animal vivant en extérieur, en groupe, et étant actif, nécessite une couverture avec un nombre de deniers élevé pour éviter les déchirures. En général, les couvertures vont de 200 à 2000 deniers, mais il est recommandé de choisir un modèle d’au moins 1200 deniers pour éviter de devoir la remplacer fréquemment. 

Gardez à l’esprit qu’une couverture déchirée n’est plus imperméable.

Mon cheval a-t-il trop chaud ou trop froid ?

Il peut être compliqué de maintenir une température idéale pour votre cheval avec une couverture. Il est souvent conseillé d’utiliser un modèle plus chaud pendant la nuit et un autre plus léger pendant la journée, en fonction de l’ensoleillement et de la température extérieure. Pensez toutefois à vérifier régulièrement que votre cheval n’a ni trop chaud ni trop froid : pour ce faire, touchez son poil. S’il a la peau froide, qu’il frissonne ou qu’il montre des signes indiquant qu’il souffre du froid, alors rajoutez une sous-couverture, ou mettez-lui un modèle plus épais. 

Au contraire s’il a le poil humide ou qu’il transpire trop, c’est qu’elle est sans doute trop chaude pour lui.

Conclusion

Pendant la période hivernale, il est essentiel de protéger votre compagnon des aléas climatiques, car l’humidité, la neige, le vent et le froid peuvent avoir des répercussions néfastes sur sa santé, en particulier s’il est âgé ou tondu.

N’oubliez pas que les frais vétérinaires en cas de maladie peuvent être importants. Aussi, la souscription d’une assurance pour votre cheval est recommandée afin de vous aider à couvrir l’ensemble des factures, de vous permettre d’offrir à votre équidé des soins adaptés, et de participer activement à son bien-être sans craindre les répercussions financières.

N’hésitez pas à contacter Equitanet : avec l’aide et les conseils de notre équipe, réalisez un devis personnalisé selon votre animal et votre budget.